Coronavirus : 59.072 morts en France, l'épidémie se maintient sur un plateau haut

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Ce mardi, la France compte 59.072 morts du coronavirus, soit 790 de plus que la veille.
Ce mardi, la France compte 59.072 morts du coronavirus, soit 790 de plus que la veille. © AFP
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Ce mardi, la France compte 59.072 morts du coronavirus, soit 790 de plus que la veille. Les hospitalisations et les réanimations sont en baisse, mais l'épidémie se maintient sur un plateau élevé. Le confinement a pris fin mais a été remplacé par un couvre-feu qui est entré en vigueur à 20 heures mardi soir.  
L'ESSENTIEL

Ce mardi, la France compte 59.072 morts du coronavirus, tandis que les hospitalisations et les réanimations baissent. Un couvre-feu est entré en vigueur à partir de 20 heures. Il s'applique tous les jours, y compris le 31 décembre (mais pas le 24). Les cinémas, théâtres et musées resteront fermés au moins jusqu'au 7 janvier. Le Premier ministre Jean Castex a annoncé sur Europe 1 mardi matin une rallonge de 35 millions d'euros à l'attention du secteur de la culture qui a manifesté un peu partout en France. L'Agence européenne des médicaments se réunira lundi 21 décembre sur le vaccin de Pfizer. 

Les informations à retenir :

  • 59.072 morts en France, baisse des hospitalisations et des réanimations
  • En France, le confinement est remplacé par un couvre-feu, de 20 heures à 6 heures
  • Jean Castex a annoncé une rallonge de 35 millions d'euros pour le monde de la culture, qui a manifesté un peu partout en France
  • Vaccin : réunion de l'Agence européenne des médicaments lundi 21 décembre

L'épidémie se maintient sur un plateau haut

Selon les chiffres publiés mardi soir sur le site du gouvernement, la France compte 59.072 morts du coronavirus, soit 790 de plus que la veille. Le nombre de patients hospitalisés s'établit à 25.240, soit 241 patients de moins depuis le dernier pointage. Les services de réanimations comptent 2.881 cas graves de Covid, soit 25 de moins. Par ailleurs, on dénombre 11.532 nouveaux cas sur les dernières 24 heures, soit plus du double de l'objectif fixé par le gouvernement au 15 décembre. 

Un timide déconfinement

Après un mois et demi de restrictions, les Français pourront à nouveau se déplacer sur tout le territoire national et sans attestation (sauf s'ils se déplacent pendant le couvre-feu pour des raisons impératives, dont le travail). Face à une crise sanitaire dont la sortie s'avère bien plus difficile que prévu, avec des indicateurs (nouveaux cas, hospitalisations etc.) qui stagnent depuis plusieurs jours, un couvre-feu strict allant de 20 heures à 6 heures le matin prendra le relais du confinement.

Interrogé par Europe 1, plusieurs épidémiologistes estiment toutefois que le passage d'un confinement partiel à un couvre-feu risque de faire grimper le taux de reproduction d'une épidémie encore mal stabilisée malgré les restrictions des dernières semaines. 

Seule exception à ce couvre-feu : les déplacements seront autorisés la nuit de Noël, même s'il est recommandé aux Français de ne pas se réunir à "plus de six adultes à la fois". Il faudra en revanche rester chez soi le 31 décembre, car le réveillon du Nouvel An "concentre tous les ingrédients d’un rebond épidémique", expliquait Jean Castex la semaine dernière. Invité exceptionnel d'Europe 1 mardi matin, le Premier ministre a également encouragé les Français à s'auto-confiner huit jours avant de retrouver leurs proches pour Noël, plutôt que de recourir à un test automatique, ce qui risque d'engorger les laboratoires et les pharmacies.

Les professionnels de la culture dans la rue 

Malgré des airs de déjà vu, ce déconfinement est très différent de celui de mai dernier. Cette fois, théâtres, salles de spectacle, cinémas, musées, ou encore tribunes de stade, resteront fermés, au moins jusqu'au 7 janvier. Une décision justifiée par le fait "d’éviter d'accroître les flux, les concentrations, les brassages de public", mais qui a provoqué la colère du monde de la culture.

Les professionnels et syndicats du monde de la culture dénoncent une mise à mort du secteur et réclament la réouverture de tous les lieux culturels : pour se faire entendre, ils ont organisé plusieurs rassemblements dans toute la France. À Paris, la CGT Spectacle a appelé les salariés du spectacle, du cinéma et de l'audiovisuel à dénoncer la "politique du yoyo du gouvernement", Place de la Bastille. Un autre rassemblement, en fin de journée, s'est tenu devant le Théâtre de l'Atelier (à Montmartre), à l'initiative des acteurs Jacques Weber, Audrey Bonnet et François Morel.

Sur Europe 1, le Premier ministre a annoncé une rallonge de 35 millions d'euros au ministère de la Culture. Il a rappelé qu'une clause de revoyure a été fixée au 7 janvier pour une réouverture des théâtres et des cinémas, du moins si la situation sanitaire se stabilise. S'agissant des restaurateurs et des hôteliers, dont la réouverture des établissements a été fixée au 20 janvier, il a rappelé que, là aussi, tout dépendrait des chiffres de l'épidémie.

Vaccin : Castex veut écarter le risque de pénurie

Concernant la campagne de vaccination qui doit commencer début 2021, Jean Castex a assuré les Français, toujours sur Europe 1, d'une absence de pénurie si les approvisionnements étaient bien livrés : "Nous dépendons des approvisionnements en vaccins qu'achète l'Europe, mais si tout se déroule comme nous l'avons contractuellement prévu, nous nous mettons en état de ne manquer ni de doses vaccinales ni de logistique pour assurer leur diffusion, selon les priorités fixées par la Haute autorité de santé", a-t-il déclaré.

Le vaccin de Pfizer autorisé dès lundi 21 décembre ?

L'Allemagne compte sur une autorisation du vaccin contre le Covid-19 dans l'Union européenne "avant Noël", dès le 23 décembre, a indiqué mardi le ministre de la Santé, Jens Spahn. L'Agence européenne des médicaments (AEM) doit se réunir le 21 décembre afin de se pencher sur le sort du vaccin Pfizer-BioNTech, a annoncé mardi l'AEM dans un communiqué. L'AEM a avancé d'une semaine la réunion initialement prévue pour le 29 décembre, au cours de laquelle elle doit annoncer si elle autorise ou non le vaccin Pfizer-BioNTech, rapporte l'agence européenne, précisant avoir reçu des données supplémentaires à ce sujet.

Londres ferme hôtels, pubs et restaurants

Londres et certaines régions du sud-est de l'Angleterre s'apprêtent à passer au troisième niveau d'alerte, avec fermeture des hôtels, pubs et restaurants, en raison d'une augmentation "exponentielle" des cas. La nouvelle poussée pourrait être liée à une mutation du virus, selon les autorités, qui ont cependant estimé "hautement improbable" que cette nouvelle variante ne réponde pas au vaccin.

Confinement aux Pays-Bas

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a annoncé lundi une nouvelle série de mesures de lutte contre le Covid-19, les plus sévères qu'ont connues les Pays-Bas depuis le début de la crise sanitaire. Un confinement de cinq semaines va entrer en vigueur cette semaine jusqu'au 19 janvier, a-t-il précisé.

Vaccination lancée dans plusieurs pays, le vaccin de Moderna en bonne voie aux États-Unis

Une infirmière new-yorkaise est devenue lundi la première personne à se faire vacciner contre le Covid-19 aux Etats-Unis, pays le plus meurtri, avec le vaccin de Pfizer/BioNTech. Dans ce pays, l'agence américaine des médicaments (FDA) a estimé qu'un autre vaccin, celui de Moderna, ne présentait "pas de problème de sécurité spécifique". Une réunion est prévue jeudi pour décider de son autorisation en urgence.

Une aide-soignante de Toronto et une octogénaire de Québec sont devenues les premières personnes à se faire vacciner au Canada, coup d'envoi d'une campagne de vaccination dans tout le pays. Abou Dhabi a aussi commencé à vacciner le public, cinq jours après l'approbation par les Emirats du vaccin du groupe chinois Sinopharm.

Plus de 1,6 million de morts, les États-Unis dépassent la barre de 300.000 morts

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 1.621.397 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles mardi à 11 heures. Plus de 72.761.200 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l'épidémie, dont au moins 46.866.300 sont aujourd'hui considérés comme guéris.

Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont les États-Unis avec 1.386 nouveaux morts, la Russie (577) et l'Allemagne (500). Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 300.479 décès pour 16.519.616 cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins. Au moins 6.298.082 personnes y ont été déclarées guéries.

Après les États-Unis, les pays les plus touchés sont le Brésil avec 181.835 morts et 6.927.145 cas, l'Inde avec 143.709 morts (9.906.165 cas), le Mexique avec 114.298 morts (1.255.974 cas), et l'Italie avec 65.011 morts (1.855.737 cas). 

Parmi les pays les plus durement touchés, la Belgique est celui qui déplore le plus grand nombre de morts par rapport à sa population, avec 156 décès pour 100.000 habitants, suivie par le Pérou (111), l'Italie (108), la Bosnie (103) et la Macédoine du Nord (103).