Covid-19 : le virus continue de se répandre fortement aux Etats-Unis et au Brésil

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Aux Etats-Unis, le virus a fait plus de 117.000 morts.
Aux Etats-Unis, le virus a fait plus de 117.000 morts. © AFP
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Les Etats-Unis et le Brésil restent, en nombre de décès, les deux pays les plus touchés par la pandémie de Covid-19. Aux Etats-Unis, plus d'une douzaine d'Etats enregistrent leur plus grand nombre de nouveaux cas, dont l'Oklahoma où Donald Trump entend donner un grand meeting de campagne ce week-end.

Durant sept jours d'affilée, les Etats-Unis ont déploré moins de mille morts quotidiens du coronavirus, selon les données de l'université Johns Hopkins, qui fait référence. Les Etats-Unis ont recensé 840 morts au cours des dernières 24 heures, selon le comptage de l'université Johns Hopkins à 20h30 locales mercredi. Ils restent le pays le plus endeuillé au monde par la pandémie, avec plus de 117.000 morts du virus et plus de 2,1 millions de cas diagnostiqués sur le territoire.

Un meeting de Trump en plein pic épidémique

Malgré ces bilans journaliers encourageants, la première vague de contaminations n'en finit pas de durer, avec un nombre de nouveaux cas recensés qui se situe toujours autour de 20.000 chaque jour. L'épidémie américaine s'est déplacée de New York et du nord-est du pays vers une large bande recouvrant le sud et l'ouest. 

Plus d'une douzaine d'Etats enregistrent leur plus grand nombre de nouveaux cas de Covid-19 depuis le début de la pandémie. C'est le cas de l'Oklahoma, où Donald Trump, refusant tout alarmisme, entend tenir un grand meeting électoral de plusieurs dizaines de milliers de personnes ce weekend.

 

Une situation toujours préoccupante au Brésil

La pandémie de coronavirus continue de se répandre fortement au Brésil, où le gouvernement affirme pourtant que la situation est sous contrôle et le déconfinement se poursuit progressivement dans la plupart des Etats. Mercredi soir, le dernier bilan quotidien officiel du ministère de la Santé faisait état de chiffres proches des records de morts et contaminations confirmées, avec 1.269 décès et 32.188 cas supplémentaires au cours des dernières 24 heures.

Deuxième pays le plus touché derrière les Etats-Unis, le Brésil déplore au total 46.510 décès, selon ces données qui pourraient être très loin de la réalité, faute de campagnes massives de tests. Le total de contaminations (plus de 955.000) devrait ainsi atteindre le million avant la fin de la semaine, dans ce pays de 212 millions d'habitants. La veille, un nouveau record de contaminations avait été battu, avec 34.918 nouveaux cas confirmés en 24 heures.

Ce tableau macabre qui signifie qu'un Brésilien meurt quasiment chaque minute du Covid-19, n'a pas empêché le général Walter Braga Netto, chef du gouvernement, d'afficher la veille son optimisme. "Nous nous solidarisons avec les familles endeuillées, la crise est là, mais elle est gérée", a-t-il assuré lors d'une visioconférence organisée par l'association des Commerçants de Rio de Janeiro. Il a notamment mis en avant le fait qu'au regard de sa grande population, le taux de 212 morts par million d'habitants du Brésil demeurait bien plus faible que celui de pays comme le Royaume-Uni (620) ou l'Espagne (580).

 

 

Les régions pauvres particulièrement touchées

À Rio, le plan de reprise des activités est entré mercredi dans sa deuxième phase, avec la réouverture de certains commerces, mais aussi l'autorisation de la reprise du championnat local de football, avec un premier match déjà programmé jeudi. Dans l'Etat de Rio, où plus de 8.000 personnes sont mortes de Covid-19, si la situation s'améliore dans la capitale, elle continue en revanche à être préoccupante dans les autres villes, notamment à l'intérieur des terres.

Ce schéma se reproduit dans la plupart des Etats du Brésil, notamment celui de Sao Paulo, le plus peuplé et le plus touché du pays, qui a battu mercredi un nouveau record de décès enregistrés en 24 heures, 389, pour un total de 11.521. Le virus continue de faire des ravages dans les régions pauvres du nord-est, où les gouverneurs des Etats sont parfois obligés de durcir les mesures de confinement qu'ils avaient prévu d'assouplir. 

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP