Coronavirus : à quoi va ressembler le déconfinement en Italie ?

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Débuté le 9 mars, le confinement en Italie devrait s'achever le 4 mai.
Débuté le 9 mars, le confinement en Italie devrait s'achever le 4 mai. © Miguel MEDINA / AFP
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Le gouvernement italien va annoncer dans les prochains jours le plan de déconfinement du pays. Mise sous cloche depuis le 9 mars, l'Italie devrait pouvoir commencer le déconfinement à partir du 4 mai. Une reprise qui sera longue et qui passera certainement par le port du masque obligatoire, des tests massifs et la limitation de l'affluence dans les transports en commun.

Pays d'Europe le plus durement touché par l'épidémie de coronavirus, l'Italie a vu le nombre de ses malades diminuer pour la première fois, en début de semaine. Un signe de bon augure alors que le déconfinement devrait avoir lieu à partir du 4 mai, une semaine avant celui prévu en France. Après deux mois de confinement, la reprise sera longue et graduelle de l'autre côté des Alpes, mais comme d'autres pays, le gouvernement italien travaille sur plusieurs pistes à mettre en œuvre dès le début du déconfinement.

Masques obligatoires jusqu'à la découverte d'un vaccin

D'abord, il serait obligatoire de porter un masque pour sortir dans la rue, une mesure qui fait débat en France, même si le gouvernement prévoit la distribution de "masques en tissus grand public" à partir du 11 mai.

Pour les Italiens, le port du masque s'associerait à une distance à respecter, qui pourrait être établie à deux mètres. Ces deux mesures seraient maintenues jusqu'à ce qu'un vaccin soit trouvé. 

Tests massifs et limitation de l'affluence dans les transports

Le gouvernement italien incitera également à utiliser une application de traçage, et a prévu des tests massifs pour la population. Mais qui dit déconfinement dit aussi reprise du travail. Et qui dit reprise du travail dit utilisation des transports en commun. Pour éviter une affluence trop forte dans les métros, qui pourrait relancer la propagation du virus, des mesures strictes sont en discussion. Il est envisagé par exemple qu'un siège sur deux soit toujours libéré et que personne ne soit debout. À l'entrée des gares, la température des usagers serait contrôlée.

Parmi les autres pistes pour éviter les attroupements, il est envisagé d'instaurer une règle pour les petites boutiques : pas plus d'une personne à la fois dans le magasin. D'autres pourraient ouvrir la nuit.

Quant à l'école, à Rome et dans le reste du pays, le retour en classe avant septembre n'est pas envisagé. Seul soulagement pour les parents : ils pourront, grâce à la réouverture plus que probable des parcs, sortir avec leurs enfants. Il sera aussi possible de faire du sport loin de chez soi. 

Europe 1
Par Blandine Hugonnet, édité par Ariel Guez