Au Royaume-Uni, la mise en place d'un passeport vaccinal fait débat

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Boris Johnson 1:33
Boris Johnson doit annoncer de nouveaux assouplissements du confinement mis en place au Royaume-Uni. © Scott Heppell / POOL / AFP
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Boris Johnson doit présenter lundi le "certificat Covid" qui sera testé dès la mi-avril en Angleterre. Celui-ci devrait permettre le retour progressif du public dans les stades et lors des événements en salle lorsque les gestes barrières ne peuvent être mis en place. Un projet qui fait débat, notamment au sein de la majorité.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, devrait annoncer lundi soir de nouveaux assouplissements du confinement mis en place au Royaume-Uni depuis trois mois, avec notamment la réouverture des magasins non essentiels, des pubs et restaurants en extérieur. Mais un point en particulier fait débat : celui des passeports sanitaires. Très critiquée au sein de sa majorité, l’idée de pouvoir accéder à certains évènements à condition d’être vacciné ne plait pas à tout le monde.

Neuf essais pilotes

Pour être l’heureux détenteur de ce "certificat Covid", trois options possibles : avoir été vacciné, avoir un test négatif, ou avoir eu le Covid-19 dans les six derniers mois et donc avoir développé une relative immunité au virus.

Ce projet permettrait aux Anglais d’accéder à des évènements où les gestes barrières sont difficiles à mettre en place. D’une soirée en boîte de nuit à la finale de la Coupe d’Angleterre à Wembley, au total neuf essais pilotes devraient être testés d’ici le début de l’été.

"Difficile de comprendre qui ils souhaitent protéger"

Mais l’idée est loin de faire l’unanimité. "Je peux comprendre que le gouvernement ait peur d’un événement à grande échelle qui risque de propager le virus", a exprimé le député conservateur David Davis, lundi sur la radio britannique LBC. "Mais une fois que plus de 70% de la population sera vaccinée, c’est très difficile de comprendre ce qu’ils essayent d’arrêter et qui ils souhaitent protéger".

Au total plus de 70 députés, tous bords confondus, ont fait part de leur opposition au projet le jugeant "discriminatoire". D’autres craignent pour les données privées récoltées sur l’application qui permettrait de montrer son certificat.

En attendant les détails de Boris Johnson lundi soir, les Anglais peuvent malgré tout se rassurer : pas besoin de certificat Covid pour aller boire une bonne pinte de bière en terrasse d'un pub à partir du 12 avril.

Europe 1
Par Élodie Goulesque, édité par Pauline Rouquette