Faire la paix avec soi même pour se sentir toujours plus vivant

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Antidote est une chronique de l'émission La vie devant soi
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A l'occasion de la journée internationale de la paix, Anne Cazaubon donne ses astuces pour arriver à faire la paix... avec soi même.

 

Aujourd’hui, je voudrais vous parler de quelque chose dont tout le monde se fout royalement la journée internationale de la paix...

 

Cette année, c'est la dessinatrice Coco qui s’est chargée de dessiner l’affiche et elle y a dessiné une colombe en colère qui, la gueule ouverte, hurle "La paix bordel, c’est trop demander ?". Chaque année, grâce à l'assemblée générale des Nations Unies, la journée du 21 Septembre est censée renforcer l'idéal de paix, tant au sein des pays qu’entre les pays eux-mêmes. Et on aurait presque envie d’ajouter tant en soi, en l’intérieur de chacun qu’entre les êtres eux-mêmes. 

 

Faire la paix avec soi même. Peu importe les frontières ou les passeports (pour ceux qui ont la chance d’en avoir un), parce que la guerre, a bien y regarder, elle est souvent à l’intérieur de chacun et que faire la paix en soi, c’est sans doute le travail d’une vie. Ghandi a dit : "Soyez le changement que vous vous voulez voir dans le monde". Parce que ça commence par là. On ne peut pas arborer fièrement un t-shirt "Peace and Love", et resquiller à la cantoche !

 

Se faire "douceur". Je préfère prévenir, faire la paix avec soi-même peut prendre un peu de temps. Mais croyez-moi, ça vaut la peine de se pencher sur la question. Il y a d’abord parvenir à s’accepter, pleinement. Dire "oui" à ce corps, tel qu’il est, le remercier de nous avoir porté jusque-là, d’être le véhicule de notre vie, en prendre soin, arrêter de lui faire la guerre, cesser de se faire violence, et choisir plutôt de se faire douceur, de se faire plaisir.

 

Accueillir ses failles. S’accueillir vraiment, dans toutes ses singularités, dans toutes ses ressemblances, ses traits familiers mais aussi ses failles, ses défauts, ses contradictions, ses rides et ses cicatrices qui montrent tout ce que l’on a traversé, et qui font la belle personne que l’on est aujourd’hui. Déposer ses armes aussi, que sont la colère, la frustration, le contrôle parfois tyrannique de soi mais aussi, le contrôle des autres ! Enfin, comme dans tout processus de paix, sur un champ de bataille encore fumant s’approcher de cette part de vous-même avec laquelle vous voulez vous réconcilier…Votre cœur bat la chamade !

 

Se rapprocher de la vie. D’ailleurs, "la chamade", c’est le nom que l’on donnait au battement de tambour qui prévenait la partie adverse, l’ennemi, d’une trêve des hostilités. Et comme le signal sonore était la plupart du temps couvert par le bruits des affrontements, on l’a doublé par un signal visuel : un tissu de couleur blanche. Oui, on agite le drapeau blanc aujourd’hui parce qu’on en a marre de se livrer ce combat intérieur, qu’on a une furieuse envie de capituler en cette journée internationale de la paix, parce que faire la paix à l’intérieur de nous, c’est se rapprocher de la vie, pour se sentir toujours plus vivant !