Ligue 1 : devant le Conseil d'Etat, Jean-Michel Aulas ne lâche rien

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Jean-Michel Aulas s'est montré très pugnace devant le Conseil d'Etat. © FRANCK FIFE / AFP
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Les clubs de football de Lyon, Amiens et Toulouse ont contesté jeudi les modalités d'arrêt prématuré de la Ligue 1 devant le Conseil d'Etat. Le président de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas s'est particulièrement illustré dans ses prises de parole, alors que son club se retrouve privé de compétition européenne.

Les trois clubs du championnat de France de football Lyon, Amiens et Toulouse ont contesté jeudi les modalités de l'arrêt de la Ligue 1 devant le Conseil d'Etat. Après une audience de trois heures, la juridiction administrative a indiqué via le juge des référés que sa décision serait rendue lundi ou mardi. Mais c'est bien l'attitude du président de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, très combatif dans ce dossier, qui a été au centre de l'attention devant la cour.

"Tu es jeune dans la fonction, Didier"

Son club privé de coupe d'Europe à cause de l'interruption anticipée de la Ligue 1 pour cause de coronavirus, Jean-Michel Aulas s'est montré pugnace et éloquent devant les magistrats. La voix claire et forte, le président de l'OL a raconté sa reprise du club en 1987, les succès de ce dernier en championnat et son accession aux places européennes, aujourd'hui menacée.

"Je suis consterné qu'on en soit à se demander si on peut reprendre ou non. Oui, on peut reprendre, je ne comprends pas pourquoi cela pose problème !" a-t-il lancé au juge. Tapotant nerveusement son stylo à plusieurs reprises, le patron de l'OL a aussi apostrophé le directeur général de la Ligue de football professionnel, Didier Quillot : "Tu es jeune dans la fonction, Didier."

"Il n'y a pas de débat"

"Cela fait cinq ans que je suis là et lorsqu'un président de fédération dit que les championnats de Ligue 1 et de Ligue 2 doivent se terminer, il n'y a pas de débat", a rétorqué l'intéressé. Toulouse et Amiens, les deux relégués, ont également plaidé leur cause devant le Conseil d'Etat, faisant valoir l'injustice d'une relégation décidée avant la fin attendue du championnat.

Europe 1
Par Christophe Lamarre, édité par Jonathan Grelier