La Ligue 1 reprend enfin, sous la menace du coronavirus

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Le coronavirus risque de fortement perturber le calendrier de Ligue 1 qui reprend vendredi soir. 1:16
Le coronavirus risque de fortement perturber le calendrier de Ligue 1 qui reprend vendredi soir. © AFP
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Après plus de cinq mois d'arrêt, la Ligue 1 retrouve les terrains ce soir et tout le week-end, mais dans des conditions sanitaires particulières liés au Covid. La présence du virus a entraîné une modification du programme dès cette première journée de championnat, et les clubs s'inquiètent.

La première journée de championnat de Ligue 1 a lieu ce week-end, mais à l'aube de cette saison, le Covid-19 risque de bouleverser la programmation. D'ailleurs cela a déjà été le cas pour cette première journée : la première affiche opposera vendredi soir à 21 heures Bordeaux à Nantes  au lieu d'un Marseille-Saint-Étienne reporté pour cause de quatre cas de joueurs positifs dans les rangs phocéens et un cinquième confirmé depuis hier. Le virus s'annonce donc comme la variable d'ajustement dans la programmation des journées de championnat.

"Il va y avoir une incidence sur la forme des effectifs"

Le virus, qui a provoqué l’arrêt brutal du championnat mi-mars, est toujours au centre des préoccupations cinq mois plus tard, reconnait Christophe Galtier, l’entraîneur de Lille : "On redémarre à peine qu'il y a déjà des matches reportés. Evidemment qu'il va y avoir une incidence sur les résultats, les formes des effectifs. Mais est-ce qu'on peut prendre le risque de faire jouer des joueurs qui peuvent être malades sans le savoir ? Je ne pense pas."

Il faut faire avec, se plier au code sanitaire strict imposant notamment aux clubs de procéder à un test des joueurs 72 à 48 heures avant chaque match. Au besoin, une commission Covid-19 statue sur d’éventuels reports de match comme dans le cas de Marseille.

"On part dans une compétition sans mode d'emploi"

Pour Saint-Etienne, qui aurait dû ce soir se présenter sur la pelouse du Vélodrome, ce premier faux-pas pose question. "Comment fait-on pour garder des compétitions équitables avec un calendrier qui fait les montagnes russes ?",  s'interroge ainsi Xavier Thuilot, directeur général des Verts qui doivent donc patienter avant de faire leur entrée dans le championnat. "On n'a aucune idée, selon les cas de figure, si se profilent devant nous un report ou des annulations s'il n'y a pas de place dans les calendriers. On part dans une compétition sans avoir le mode d'emploi", déplore-t-il. "S'il y a des défaillances de club on ne jouera plus, et si on ne fait pas rentrer d'argent, on meurt."

Cette reprise est effectivement vitale pour l’économie des clubs professionnels, contraints à une jauge de 5.000 spectateurs et donc à un manque à gagner.

Europe 1
Par Corinne Boulloud, édité par Séverine Mermilliod