"Ça paraissait surréaliste" de maintenir les JO de Tokyo, estime Renaud Lavillenie

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Renaud Lavillenie a réagi au micro d'Europe 1, mercredi, après l'annonce du report des JO (photo d'archives). 2:00
Renaud Lavillenie a réagi au micro d'Europe 1, mercredi, après l'annonce du report des JO (photo d'archives). © JOHANNES EISELE / AFP" data-image-id="54292333-3">
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Le perchiste français, champion olympique en 2012 et président de la commission des athlètes à la Fédération internationale d'athlétisme salue sur Europe 1 le report des Jeux Olympiques en 2021. "La santé de tous était la priorité". 

A écouter Renaud Lavillenie, le report des Jeux Olympiques de Tokyo, prévus cet été du 24 juillet au 9 août, à 2021 est une bonne nouvelle. Invité de Matthieu Belliard dans la matinale d'Europe 1 mercredi, le perchiste, champion olympique en 2012 à Pékin et vice champion olympique à Rio en 2016 a salué une décision pleine de bon sens. 

"La décision était obligatoire", estime celui qui est aussi président de la commission des athlètes à la Fédération internationale d'athlétisme. "Ça paraissait surréaliste (...) On voit dans quelles conditions on est actuellement, en France et dans beaucoup d'autres pays. C'est quasiment impossible de s'entraîner de manière correcte, et de pouvoir espérer préparer des Jeux Olympiques comme ça", poursuit Renaud Lavillenie.

"On va pouvoir se préparer pour faire face à cette crise tous ensemble"

Dans l'attente comme des milliers d'autres sportifs attendus au Japon cet été, le perchiste se félicite de cette décision, qu'il estimait devoir arriver "le plus vite possible". "Nous maintenant, les athlètes, n'avons plus ce poids de devoir se préparer pour les Jeux Olympiques. Maintenant, on va pouvoir se préparer pour faire face à cette crise tous ensemble et rester unis". 

S'il ne nie pas les questions sportives que posent ce report, il les jugent marginales au regard de la priorité : "la santé de tous", sur laquelle "personne ne peut rien dire". "Après, pour tous ceux qui arrivaient en fin de carrière et qui s'étaient fixés comme objectif de terminer en 2020, à un an près ils vont faire le maximum pour y arriver. Maintenant on sait qu'avec tous les aléas du sport, certains qui auraient pu être vraiment en forme cette année, peut-être ne le seront pas l'année prochaine et peut-être certains seront blessés. Il y a plein d'aléas qui sont comme ça...", a-t-il conclu.