Des proviseurs inquiets de la "faisabilité" d'un protocole sanitaire renforcé à l'école

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Un protocole sanitaire renforcé va être mis en place en milieu scolaire. 1:30
Un protocole sanitaire renforcé va être mis en place en milieu scolaire. © THEO ROUBY / AFP
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Le Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi la mise en place d'un protocole renforcé dans les établissements scolaires, notamment pour les cantines et les activités physiques et sportives. Invité jeudi sur Europe 1, Bruno Bobkiewicz, représentent du syndicat SNPDEN, s'est interrogé sur "la faisabilité de la demande".

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé jeudi un renforcement en trois points du protocole sanitaire dans les établissements scolaires qui a été précisé par le ministre de l'Éducation, Jean-Michel Blanquer. Celui-ci a notamment indiqué que dans les collèges, le temps de service pourra être allongé ou des repas à emporter proposés en ce qui concerne la restauration. Par ailleurs, toutes les pratiques sportives d'intérieur sont suspendues en milieux scolaire et extra-scolaire. Toutes ces mesures visant évidemment à éviter au maximum la propagation du coronavirus.

"Je ne vois pas quelle est la marge de manœuvre supplémentaire"

"J’ai entendu la possibilité qui a été donnée concernant les repas à emporter. On a quand même des normes d’hygiène qui s’imposent aussi dans les établissements scolaires. On ne peut pas déjeuner n’importe où... Et d’ailleurs sous la surveillance de qui ? Ça aussi ça pose question sur la faisabilité de la demande", a réagi jeudi sur Europe 1 Bruno Bobkiewicz, proviseur de la cité scolaire Hector Berlioz à Vincennes, en région parisienne, et représentent du syndicat SNPDEN (Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale).

"Sur la cantine scolaire, objectivement, je ne vois pas quelle est la marge de manœuvre supplémentaire. Tout ce qui avait déjà pu être mis en œuvre depuis le deuxième confinement l’a été. Je ne suis pas sûr qu’on puisse aller plus loin", a-t-il ajouté.

Bruno Bobkiewicz dit aussi regretter qu'il n'y ait eu "aucune évocation préalable concernant l’EPS (éducation physique et sportive) par exemple". "Est-ce qu’on fait des modifications d’emploi du temps ? Est-ce que les professeurs d’EPS doivent prendre les élèves en classe et proposer d’autres activités à la place ?" s'est-il interrogé. "Ça veut dire que là, il faut qu’on réfléchisse à comment on réorganise le temps scolaire."

Europe 1
Par Virginie Riva, édité par Jonathan Grelier