Coronavirus : Édouard Philippe présentera le plan de déconfinement à l'Assemblée mardi

, modifié à
  • A
  • A
© AFP
Partagez sur :
Le Premier ministre Edouard Philippe va présenter mardi le plan de déconfinement à l'Assemblée nationale. Plus de 22.600 personnes sont décédées du coronavirus depuis mars en France, mais le nombre de réanimations est encore en baisse. Suivez l'évolution de la situation en direct.

Le déconfinement se précise. Le Premier ministre Édouard Philippe présentera mardi à l'Assemblée nationale le plan du gouvernement, a annoncé Matignon samedi soir. Pendant ce temps, le dernier bilan du coronavirus fait état de 22.614 morts en France, mais le nombre de réanimations est toujours en baisse. Dans le monde, le bilan approche désormais les 200.000 décès. Suivez l'évolution de la situation en direct.

Les principales informations à retenir 

  • Édouard Philippe présentera mardi le plan de déconfinement à l'Assemblée nationale 
  • 22.614 personnes sont mortes en France depuis le début de l'épidémie, mais le nombre de réanimations est toujours en baisse
  • Il n'y a pas de preuve que des personnes déjà infectées soient immunisées, prévient l'OMS
  • Le bilan a dépassé les 200.000 morts dans le monde 

Édouard Philippe doit présenter le plan de déconfinement à l'Assemblée mardi

Édouard Philippe présentera mardi à 15 heures devant l'Assemblée nationale "la stratégie nationale du plan de déconfinement" qui doit débuter le 11 mai, a annoncé samedi Matignon à l'AFP. Cette présentation sera suivie d'un débat et d'un vote en application de l'article 50-1 de la Constitution. Édouard Philippe groupera sa déclaration avec celle déjà prévue le même jour sur la question du traçage et de l'application "Stop Covid".

Depuis le 13 avril, date à laquelle Emmanuel Macron a fixé le début du déconfinement au 11 mai, le gouvernement travaille à son plan de sortie, sous la houlette du haut-fonctionnaire et maire Jean Castex. Dix-sept chantiers prioritaires ont été identifiés, parmi lesquels le retour à l'école, la reprise du travail dans les entreprises, le bon fonctionnement des transports publics, l'approvisionnement en masques et gel, la politique de tests ou l'accompagnement des personnes âgées.

Des premières pistes ont d'ores et déjà été avancées par l'exécutif, dont un retour en classe échelonné sur trois semaines, sur la base du volontariat. Le déconfinement devrait aussi être "territorialisé", en fonction de l'impact de l'épidémie.

22.614 décès du coronavirus en France, les réanimations encore à la baisse 

L'épidémie de coronavirus a fait 22.614 morts en France depuis début mars, avec 369 nouveaux décès enregistrés en 24 heures, mais le nombre de patients hospitalisés en réanimation poursuit sa baisse, comme depuis 17 jours, a indiqué samedi la direction générale de la Santé. 

L'épidémie a tué 14.050 personnes dans les hôpitaux, soit 198 décès de plus en 24 heures, le bilan quotidien le plus faible depuis un mois, et 8.564 dans les Ehpad et autres établissements médico-sociaux (+171), a précisé la DGS dans un communiqué.

Face à ce bilan toujours à la hausse, les autorités prennent des mesures pour aider les plus fragiles. Le ministère du Logement a ainsi annoncé samedi que plus de 10.800 places d'hôtel supplémentaires sont mobilisées pour les sans-abri pendant l'épidémie de coronavirus et que 95 sites d'hébergement spécialisés dédiés aux SDF malades du Covid-19 sont ouverts. 

Pas de preuve que des personnes infectées soient immunisées, selon l'OMS

Il n'existe pas de preuve que les personnes testées positives au coronavirus soient immunisées et protégées contre une réinfection, a prévenu samedi l'OMS, estimant que la délivrance de "passeports immunitaires" risque de favoriser la propagation continue de la pandémie. "Il n'y a actuellement aucune preuve que les personnes qui se sont remises du Covid-19 et qui ont des anticorps soient prémunies contre une seconde infection", a indiqué l'Organisation mondiale de la santé dans un communiqué.

L'Académie de médecine préconise des mesures sanitaires pour les écoles 

Alors que les écoles devraient rouvrir le 11 mai, l'Académie de médecine a publié samedi une batterie de recommandations à ce sujet. Elle propose par exemple d'"aménager les horaires" pour un accueil "espacé" des enfants, d'assurer un écartement "d’un mètre au minimum" entre les tables de classe et "une disposition sécurisée des places" à la cantine. Concernant les masques, l'Académie recommande aux écoles de se constituer une "réserve suffisante de masques anti-projection (ou de masques alternatifs)". 

Invitée samedi sur Europe 1, Christine Rouziou, membre de l'Académie, a insisté sur la pertinence de règles progressives pour les écoles. Si elle reconnaît qu'"il est évident qu'il y a besoin de rouvrir les écoles", elle conseille de le faire "progressivement, et bien regarder ce qu'il se passe au fur et à mesure dans l'acceptation des mesures barrières, de l'installation des précautions par les enfants et les enseignants". Retrouvez son interview ici

Pourtant, le ministre de la Santé, Olivier Véran, avait estimé vendredi que c'était "très compliqué" de faire porter des masques à des enfants. Il avait également précisé qu'il n'y avait "aucune recommandation scientifique" en ce sens. "Je pense que pour les enfants nous devons insister sur les gestes barrière, le lavage des mains, tousser dans le coude", avait-il dit.

Et le Conseil scientifique conseille le masque "obligatoire" pour les collégiens et lycéens

Dans un rapport publié samedi, le Conseil scientifique estime que les collégiens et lycéens, mais aussi leurs enseignants, devraient porter un masque antiprojection à la reprise des cours à partir du 11 mai. "Le Conseil scientifique considère que pour les collégiens/lycéens pour lesquels la compréhension est bonne et l’éducation au port de masque est possible, le port de masque doit être obligatoire", indique le Conseil, qui considère en revanche le port du masque "impossible" en maternelle.

Le nombre de signalements "d'effets secondaires graves" de traitement en forte augmentation

Selon une enquête de pharmacovigilance menée par l'agence du médicament (ANSM) le nombre de signalements "d'effets secondaires graves" de traitement, dont la chloroquine et le Kaletra, a fortement augmenté passant de 100 le 10 avril, à 321 cas 12 jours plus tard. L'enquête a également pu conclure à un lien probable entre l'effet observé et le médicament administré au patient atteint de Covid-19. 

La chloroquine est connue pour provoquer chez certains patients des anomalies électriques du fonctionnement du cœur visibles à l'électrocardiogramme, qui peuvent mener à des troubles du rythme cardiaque voire au décès. Le Kaletra peut atteindre le foie, le système digestif, le cœur et les reins.

Plus de 200.000 décès dans le monde

La pandémie a fait plus de 200.000 morts dans le monde, dont près de 90% en Europe et aux Etats-Unis, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi. Au total, 200.736 décès ont été recensés dans le monde (pour 2.864.071 cas), dont 122.171 en Europe (1.360.314 cas), continent le plus touché. Les États-Unis sont le pays ayant enregistré le plus de morts (53.070), devant l'Italie (26.384), l'Espagne (22.902), la France (22.614) et le Royaume-Uni (20.319).

Le Royaume-Uni a dépassé samedi les 20.000 morts à l'hôpital, selon le dernier bilan publié par le ministère de la Santé. Il a indiqué que 20.319 personnes atteintes par le virus sont mortes dans les hôpitaux au Royaume-Uni, soit 813 de plus que le précédent bilan publié vendredi.