Covid : après l'annonce du confinement, les TGV pris d'assaut pour quitter l'Île-de-France

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Les réservations de billets de train ont explosé jeudi soir. Photo d'illustration. 1:29
Les réservations de billets de train ont explosé jeudi soir. Photo d'illustration. © AFP
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Dès jeudi soir et l'annonce par Jean Castex d'un reconfinement dans 16 départements, le site de la SNCF a vu les réservations de billets exploser. Et vendredi matin, la gare Montparnasse était pleine de monde, de nombreux Parisiens ayant décidé de rejoindre des zones épargnées par les nouvelles restrictions. 
REPORTAGE

Rester chez eux, très peu pour eux. dès jeudi soir, après l'annonce par le Premier ministre Jean Castex d'un nouveau confinement pour quatre semaines dans 16 départements, les sites de réservation de billets de train et d'avion ont été pris d'assaut par des Français tentant de rejoindre les zones non concernées par ce durcissement des mesures. Sur le site de la SNCF, la plupart des TGV se sont remplis en moins de deux heures. Alors que faire un Paris-Bordeaux pour moins de 25 euros et à l'heure de son choix était encore tout à fait possible en milieu d'après-midi, depuis l'annonce du reconfinement, 21 des 26 TGV programmés vendredi affichent complets et les rares billets encore disponibles ont vite atteint le plafond de 111 euros en seconde classe. 

"Profiter un peu plus de l'espace"

La compagnie a précisé que tous les trains circuleront dans les prochaines jours, ce qui n'a pas empêché une première vague d'annulation dès jeudi soir. Par ailleurs, la SNCF a une nouvelle fois rendu tous les billets échangeables et remboursables sans frais jusqu'au dernier moment et ce jusqu'au 19 avril. 

Cette ruée, notamment vers l'Ouest, a poussé la SNCF à renforcer ses effectifs de gilets rouges gare Montparnasse, pour un dispositif digne d'un week-end de grand départ en vacances. Et effectivement, vendredi matin, c'était l'affluence des grands jours, des gens chargés de valises se pressant sur les quais. La majorité d'entre eux ont bien pris leur billet à la dernière minute, comme Dominique. "On a regardé la télévision à 19 heures, on a vu l'allocution du Premier ministre, et on a pris la décision de partir se mettre au vert et de pouvoir profiter un peu plus de l'espace", confie-t-il à Europe 1. 

Retraités et étudiants se pressent en gare

Deux principales catégories de personnes se bousculent dans la gare. Tout d'abord, les plus jeunes, qui rentrent télétravailler dans leur famille, comme Mathieu, qui va passer quatre semaines dans la Loire, chez sa grand-mère. "Elle est contente, et moi je suis ravi de la voir", assure-t-il. "Je n'ai pas pu la voir pendant quelques mois comme elle n'était pas encore vaccinée, c'est l'occasion."

On aperçoit également de nombreux retraités, comme Claude, qui va profiter de sa maison secondaire à l'Île de Ré. "A mon avis, je vais rester plus longtemps", anticipe-t-il déjà. "Je ne vais pas rester bloqué ici. Ici, on ne bouge pas. Je préfère partir".

Les prix des billets d'avion flambent

Par ailleurs, l'affluence était aussi remarquable sur les sites de réservation de billets d'avion, dont les prix ont rapidement flambé. Ce ne sont pas les compagnies qui ont augmenté ces prix, mais la fameuse politique de "yeld management" : plus il y a de demandes, plus les tarifs grimpent.

Europe 1
Par Aurélien Fleurot et Damien Mestre, édité par Antoine Terrel