Lille, mairie, masques 1:45
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Lionel Gougelot édité par Antoine Cuny-Le Callet
Alors que le gouvernement promet de distribuer des masques grands publics à partir du 4 mai, des ateliers de fabrication de masques en tissus essaiment un peu partout en France. A Lille, la salle du conseil municipal a été transformée en manufacture de masques.
REPORTAGE

En pleine épidémie de coronavirus, la salle du conseil municipal de la ville de Lille a été transformée en atelier de couture géant. Les élus ont laissé la place à une centaine de bénévoles munies de leurs machines à coudre. Le textile a quant à lui été fourni gracieusement par une entreprise de la région. L'objectif est de fabriquer environ 10.000 des 238.000 masques en tissu qui doivent être distribués aux habitants le 11 mai.

Chaque séance dans le hall de la mairie débute par la projection d'un tutoriel sur écran géant. Les couturières s'emparent ensuite de leur kit, avec carrés de tissus et élastiques, et les machines se mettent en marche, chacune à son rythme. "Il faut prendre le truc, ne pas aller trop vite au début, bien se concentrer et puis après ça va", déclare une bénévole au micro d'Europe 1. D'un masque fabriqué en une heure et demi, elle est passée à six à huit en un après-midi.

atelier masque 2

Parmi les bénévoles, Claire est habilleuse au théâtre du Nord. Elle conseille les couturières novices : "Si elles n'ont pas le bon geste, je leur explique pour ne pas refaire d'erreur. On donne des petits trucs en couture, des petits trucs sur la machine à coudre."

Tests de conformité

"Ce qui compte c'est que les gens soient le moins malades possible pour qu'on encombre le moins possible les hôpitaux", assure Stéphanie qui ajoute : "Les soignants ne rigolent pas en ce moment." A la fin de la séance, un coach sportif propose même quelques gestes d'étirement pour celles qui sont restées trop longtemps penchées sur leur machine à coudre.

Avant d'être distribués, les masques devront respecter la conformité édictée par le CHU de Lille, précise Floriane Gabriels, directrice adjointe à la mairie : "Il y a une étape de validation finale. A la fin du cycle, nous faisons un test avant d'apposer les étiquettes de conformité".