Confinement : à Paris, "un million de contrôles et 60.000 verbalisations, un taux en baisse"

, modifié à
  • A
  • A
Rémy Heitz était l'invité d'Europe 1. 1:17
Rémy Heitz était l'invité d'Europe 1. © Europe 1
Partagez sur :
Invité jeudi de la matinale d'Europe 1, Rémy Heitz, ​procureur de la République de Paris, a annoncé le nombre d'interpellations réalisées dans la capitale depuis le début du confinement. Et il se félicite de l'attitude globale des Parisiens.
INTERVIEW

Depuis le 17 mars, les Parisiens ne peuvent plus sortir de chez eux sans une attestation dérogatoire de déplacement, dans l'objectif d'endiguer l'épidémie de coronavirus. Et en un mois, les Parisiens ne se sont pas relâchés, a indiqué jeudi au micro d'Europe 1 Rémy Heitz, ​procureur de la République de Paris. Puisque pour un million de contrôles effectués depuis le début du confinement, 60.000 verbalisations ont été réalisées, "soit un taux de 6%, qui est un taux en baisse", s'est félicité Rémy Heitz. 

Le taux de verbalisation à 6 % se "rapproche de la tendance nationale"

"Le constat est celui d’un bon respect des règles", continue le procureur de la République de Paris, qui explique qu'il n'y a pas de relâchement dans les contrôles effectués, "mais il n’y a pas non plus de relâchement dans le comportement des Parisiens et des Parisiennes qui respectent bien et qui se sont bien approprié les règles du confinement". Le taux de verbalisation à 6% se "rapproche de la tendance nationale", explique Rémy Heitz. "Ces règles sont plutôt bien respectées", dit-il.

150 délits à Paris

"Un autre indicateur, c’est celui des délits", indique le procureur de la République de Paris. Car lorsque le confinement est bravé illégalement quatre fois, alors la personne contrôlée n'écope pas d'une simple contravention : son geste est qualifié comme un délit. "Le chiffre est extrêmement faible par rapport au nombre de contrôles", souligne Rémy Heitz. "Nous avons enregistré environ 150 délits depuis le début à Paris, pour lesquels nous mettons en place des travaux d'intérêt général le plus souvent", conclut-il.

Europe 1
Par Ariel Guez