251 km/h au lieu de 90 : pendant le confinement, des excès de vitesse records

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Les gendarmes enregistrent des excès de vitesse très importants sur les axes déserts (photo d'illustration). 1:40
Les gendarmes enregistrent des excès de vitesse très importants sur les axes déserts (photo d'illustration). © GEORGES GOBET / AFP
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Confinement rime avec axes routiers déserts, et cela donne des idées à certains : ces derniers jours, les gendarmes ont multiplié les contrôles et enregistré des records d'excès de vitesse, que ce soit en voiture ou à moto. Au micro d'Europe 1, la colonelle Karine Lejeune alerte sur des comportements qui empêchent les forces de l'ordre de se concentrer sur la lutte contre le coronavirus. 

La consigne est claire : pour ralentir la propagation de l'épidémie de coronavirus, il faut, sauf raison exceptionnelle, rester chez soi. Ces dernières semaines, les trottoirs se sont donc vidés de leurs piétons, et les routes de leurs embouteillages... Ce qui donne des idées à certains. Alertés par des conducteurs, policiers et gendarmes ont constaté des excès de vitesse records sur les grands axes depuis le début du confinement. 

Un automobiliste à 183km/h au lieu de 90

"Sur les six derniers jours, nous avons eu 34 rétentions de permis de conduire sur des grands excès de vitesse qui sont 40, voire 50 km/h au-delà de la limite autorisée", atteste au micro d'Europe 1 la colonelle  Karine Lejeune, cheffe des gendarmes du département de l'Essonne, en région parisienne. 

"Au cours des trois derniers jours, nous avons un véhicule qui a été saisi judiciairement, pris à 183 km/h au lieu de 90", poursuit-elle. Et ce week-end, deux motos qui étaient respectivement à 188 et 251 km/h au lieu de 90 !"

 

 

"Des moyens qui doivent être dédiés à la lutte contre le Covid-19"

"Il faut respecter les limitations de vitesse", exhorte la colonelle. "On voit beaucoup trop de gens qui considèrent que sur des routes désertes, c'est une certaine liberté tout d'un coup qui peut être prise... Mais c'est risquer à la fois sa vie et celle des autres, et engager des moyens qui à l'heure actuelle doivent être à 100% dédiés à la lutte contre le Covid-19."

Europe 1
Par Guillaume Biet, édité par Margaux Lannuzel