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avec AFP , modifié à
L'Agence européenne des médicaments a livré ses conclusions sur les liens entre les thromboses et le vaccin AstraZeneca contre le Covid-19. Dans le même temps, l'EMA a estimé que la balance bénéfice/risque reste "positive" avec ce produit, dont plusieurs pays européens ont suspendu l'utilisation.

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé mercredi que les caillots sanguins devraient être répertoriés comme effet secondaire "très rare" du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19, tout en estimant que la balance bénéfice/risque reste "positive". L'EMA a établi "un lien possible avec de très rares cas de caillots sanguins inhabituels avec des plaquettes sanguines basses", a déclaré l'agence basée à Amsterdam dans un communiqué.

Aucun facteur de risque spécifique

Aucun facteur de risque spécifique n'a toutefois été identifié, a déclaré la directrice exécutive de l'EMA, Emer Cooke, lors d'une visioconférence. "Des facteurs de risque spécifiques tels que l'âge, le sexe ou les antécédents médicaux n'ont pas pu être confirmés car les événements rares sont observés à tous les âges", a-t-elle expliqué. "Une explication plausible de ces effets secondaires rares est une réponse immunitaire au vaccin", a ajouté Emer Cooke, soulignant que le vaccin est "très efficace" et "sauve des vies".

Plusieurs pays européens ont suspendu l'utilisation du vaccin du laboratoire anglo-suédois AstraZeneca en raison de signalements de caillots sanguins parmi les personnes vaccinées. Le régulateur européen avait précédemment assuré que le vaccin n'était pas lié à un risque plus élevé de caillots sanguins, indiquant cependant ne pas pouvoir "exclure définitivement" un lien avec des troubles de la coagulation rares. Les ministres de la Santé de l'Union européenne doivent se réunir par visioconférence à partir de 18 heures pour examiner les conclusions de l'EMA.

 

L'UE appelle les 27 à "parler d'une seule voix" pour ne pas nourrir la défiance

Les 27 pays de l'UE doivent se coordonner et "parler d'une seule voix" sur le vaccin AstraZeneca afin de ne pas nourrir la défiance, a déclaré mercredi la commissaire européenne à la Santé Stella Kyriakides qui demande une "approche coordonnée" pour "conforter la confiance du public dans la vaccination". Pour autant, plusieurs Etats européens ont déjà décidé de restreindre son utilisation selon des critères d'âge, variables d'un pays à l'autre. La semaine dernière, l'Allemagne a déconseillé l'usage du produit pour les plus jeunes, le réservant aux plus de 60 ans. En France, il est recommandé de le réserver aux personnes de 55 ans et plus.