Face à une possible seconde vague, "n'attendons pas que la situation dégénère pour agir"

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Quatorze médecins ont publié dimanche une tribune réclamant le port obligatoire du masque dans tous les lieux publics clos. Ils estiment que cette mesure est la plus à même d’empêcher une seconde vague de contaminations au coronavirus. Co-signataires, les docteurs Jimmy Mohamed et Karine Lacombe s'expliquent au micro d'Europe 1. 
INTERVIEW

"Une mesure simple et efficace." Face au relâchement constaté ces dernières semaines dans le respects des gestes barrières, et à une multiplication des alertes sur un possible redémarrage de l'épidémie de coronavirus, quatorze médecins réclament dimanche dans une tribune au "Parisien" que le port du masque soit rendu obligatoire dans les lieux publics clos. "N'attendons pas que la situation dégénère pour agir !", plaide le docteur Jimmy Mohamed, signataire de la tribune, au micro d'Europe 1. 

"Nous sommes dans une période cruciale. Nous avons beaucoup d’informations, nous connaissons la maladie et certains moyens de prévention. Nous avons tous les outils à disposition pour être les acteurs de notre santé", renchérit l'infectiologue Karine Lacombe.

"Les pouvoirs publics doivent adopter des principes de précaution"

Samedi soir, une importante foule s’est réunie à Nice à l’occasion d'un grand concert en plein air, sans masque pour la plupart et sans aucune distanciation sociale. "On a envie de vivre normalement, c'est compréhensible", reconnait Jimmy Mohamed, ajoutant qu'"en extérieur le risque de contamination est relatif". "Mais cela peut vouloir dire que ces personnes relâchent les gestes barrière dans leurs vies de tous les jours..."

D'où l'importance donnée à un port du masque obligatoire dans les lieux clos, que défendent les deux médecins. "Il faut que les pouvoirs publics adoptent des principes de précaution. Et surtout que chacun se responsabilise", appuie Karine Lacombe. La Belgique a d'ores et déjà adopté cette obligation, rappelle-t-elle, alors que la pandémie ne flambe pas dans le pays. "C'est une mesure efficace et simple à mettre en oeuvre. Pourquoi prendre le risque d'avoir un train de retard ?"

Europe 1
Par Laetitia Drevet