En Ile-de-France, comment l'Agence régionale de Santé traque le coronavirus

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depistage, coronavirus, Villiers-le-Bel 1:51
A Villiers-le-Bel, l'ARS a pu tester deux cents personnes, dimanche. © Europe 1 / Victor Dhollande
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Le déconfinement doit s'accompagner d'une campagne massive de tests pour détecter le virus, là où il pourrait encore circuler. Europe 1 s'est rendue dimanche à Villiers-le-Bel, dans le Val d’Oise, où 200 personnes ont été testées par l'Agence régionale de Santé.
REPORTAGE

Le coronavirus circule moins sur le territoire, mais s'impose plus que jamais la nécessité de tester là où il pourrait encore se propager. L’Agence régionale de Santé (ARS) d'Ile-de-France multiplie donc les campagnes de dépistage, notamment dans les quartiers populaires. Europe 1 a suivi l'ARS à Villiers-le-Bel, dans le Val d’Oise, seul département métropolitain encore classé rouge.

"Mieux vaut prévenir que guérir"

Une foule importante se presse sur la place du marché où des tentes accueillent plusieurs médecins. "Même s’il y a beaucoup d’attente, il faut le faire parce qu’avec la santé, on ne rigole pas. Mieux vaut prévenir que guérir", lance Bolili venu avec ses deux enfants. Quelque 200 personnes sont séparées en deux groupes. Le premier comprend les personnes présentant des symptômes, le second les asymptomatiques. Elles doivent ensuite signer un document pour autoriser la recherche de cas contacts dans leur entourage si jamais le test est positif.

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Après deux heures d’attente, Lila se fait tester par deux étudiantes en médecine. "C’est horrible", s'écrie-t-elle après le passage désagréable d'un long coton-tige dans son nez. "C’est un peu pour me rassurer aussi. Pour me dire 'voilà, je ne l’ai pas eu'. Je ne vais pas contaminer d’autres personnes."

"Vérifier qu'il n'y a pas d'angles morts"

Pour Aurélien Rousseau, directeur général de l’ARS Ile-de-France, ces campagnes de tests sont indispensables dans des villes où la population n’a pas toujours accès aux soins. "On vient pour vérifier qu’on n’a pas d’angles morts dans notre connaissance de l’épidémie dans la région et suivre si l’épidémie est bien en décroissance ou s’il y a des risques qu’elle reprenne."

Dans ces départements où le virus circule un peu plus qu’ailleurs, ces dépistages massifs et totalement gratuits devraient se poursuivre aussi longtemps que le virus sera présent.

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Europe 1
Par Par Victor Dhollande édité par Antoine Cuny-Le Callet