Covid : le nombre de patients en réanimation passe sous la barre des 4.500

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Le nombre de malades en réanimation continue de décroitre depuis la fin du mois d'avril. (Image d'illustration)
Le nombre de malades en réanimation continue de décroitre depuis la fin du mois d'avril. (Image d'illustration) © ALAIN JOCARD / AFP
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En France, l'épidémie continue sa décrue, avec un nombre de patients dans les services hospitaliers et en réanimation qui continue de baisser. L'UEFA a annoncé que la finale de la Ligue des Champions serait déplacée d'Istanbul à Porto en raison du contexte sanitaire.
L'ESSENTIEL

Alors que la campagne de vaccination continue d'accélérer, le vaccin AstraZeneca restera limité à certaines catégories d'âge. La Haute autorité de santé (HAS) "maintient sa recommandation de restreindre l'utilisation" du vaccin contre le Covid-19 du laboratoire "aux personnes âgées de 55 ans et plus", écrit-elle dans un communiqué. Sur le plan sanitaire, la décrue se poursuit dans les hôpitaux. De son côté, l'UEFA a officialisé une délocalisation de la finale de la Ligue des Champions à Porto, au lieu d'Istanbul, en raison de la situation sanitaire en Turquie.

Les informations à retenir :

  • Le gouvernement veut vacciner un maximum, malgré le week-end de l'Ascension
  • Le vaccin AstraZeneca reste réservé aux 55 ans et plus
  • La décrue épidémique se poursuit à l'hôpital avec moins de 4.500 malades en réanimation jeudi soir
  • La finale de la Ligue des Champions est délocalisée d'Istanbul à Porto

Le nombre de patients en services de réa passe sous les 4.500

Le nombre de malades du Covid-19 dans les services de réanimation a poursuivi sa baisse jeudi, passant sous la barre des 4.500, tandis que le nombre d'hospitalisations continue également sa décrue, selon les chiffres quotidiens de Santé Publique France. Les services de soins critiques (qui rassemblent réanimation, soins intensifs et surveillance continue) comptent désormais 4.442 malades du Covid, dont 139 nouvelles admissions en 24 heures, contre 4.583 mercredi. Ce chiffre est en diminution quasi continue depuis le point haut de 6.001 atteint le 26 avril (plus haut que le pic de la deuxième vague de l'automne à 4.900 mais en dessous de celui de la première vague en avril 2020, autour de 7.000).

Le nombre total d'hospitalisations pour Covid poursuit également sa baisse, avec 23.656 patients comptabilisés jeudi, dont 618 nouvelles hospitalisations en 24 heures, contre 24.254 la veille.

La tendance à la baisse de l'épidémie est confirmée par le point épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France publié jeudi soir. Ainsi, les chiffres consolidés pour la semaine du 3 au 8 mai montrent une nouvelle baisse des nouvelles admissions en services de réanimation (-24% par rapport à la semaine précédente) et des nouvelles hospitalisations (-25%). Le nombre total de personnes se trouvant en service de réanimation et en cours d'hospitalisation est également en baisse (respectivement -14% et -12%), même s'il est toujours "à un niveau élevé".

Augmentation des cas de variant indien

Une augmentation du nombre de contaminations liées au variant indien du coronavirus a été observée en France depuis une quinzaine de jours, selon Santé Publique France, qui estime toutefois qu'il n'existe pas pour l'instant de diffusion "significative" de ce variant préoccupant. Le variant indien, désigné par le nom de sa lignée B.1.617, a été classé cette semaine par l'Organisation mondiale de la Santé comme "préoccupant", aux côtés des variants britannique, sud-africain et brésilien. Il est également classé préoccupant par Santé Publique France en raison de certaines mutations qui "pourraient être associées à une augmentation de la transmissibilité ou à un échappement immunitaire". 

"Une augmentation de la détection de cas dus au lignage B.1.617 est observée depuis une quinzaine de jours en France", indique dans son point épidémiologique hebdomadaire publié jeudi soir l'organisme qui note désormais entre 4 et 8 épisodes rapportés par semaine. Au total, au 11 mai, "24 épisodes impliquant au moins un cas" de variant indien ont été rapportés en France, dans sept régions métropolitaines ainsi qu'en Guadeloupe où il avait été repéré en premier en mars sur des voyageurs en transit en provenance d'Inde.

Ligue des champions : la finale déplacée

L'UEFA a officialisé jeudi la tenue à Porto de la finale de la Ligue des champions entre Chelsea et Manchester City le 29 mai, à la place d'Istanbul, écartée en raison de la situation sanitaire. Dans un communiqué, l'instance européenne a indiqué que 6.000 billets seraient mis à disposition de chaque club pour les vendre à ses supporters, précisant que le nombre total de spectateurs autorisés au stade du Dragon (50.000 places) serait communiqué plus tard.

La vaccination se poursuit malgré l'Ascension 

Malgré ce week-end de l'Ascension, l'exécutif souhaite poursuivre la campagne de vaccination "à marche forcée" contre le Covid-19. Plus de 630.000 injections ont été réalisées mercredi, proche du record de la veille. Un rythme de croisière que le jeudi férié ne compte pas perturber. De plus en plus de vaccinateurs sont ainsi mobilisés afin d'atteindre l'objectif du gouvernement de 20 millions de primo-injections à la mi-mai et les 30 millions à la mi-juin.

Les kinésithérapeutes, aides-soignants, puéricultrices, ambulanciers et même les titulaires d'une formation de secourisme de niveau 2 peuvent désormais participer. Sur la touche depuis le début de la campagne, ils réclamaient d'y être intégrés depuis plusieurs semaines. En tout, ce sont près de 500.000 vaccinateurs supplémentaires qui vont être mis à contribution.

"Les kinésithérapeutes ont quand même d'assez bonnes connaissances anatomiques. On n'est pas infirmier, on ne le sera jamais, ce n'est pas notre cœur de métier. Mais pour autant, on se retrousse tous les manches et on va au combat pour sortir de cette impasse", explique Sébastien Guérard président de la fédération des kinésithérapeutes, au micro d'Europe 1. Plus d'informations dans notre article ici

Le vaccin AstraZeneca reste limité aux plus de 55 ans

La Haute autorité de santé (HAS) "maintient sa recommandation de restreindre l'utilisation" du vaccin contre le Covid-19 d'AstraZeneca "aux personnes âgées de 55 ans et plus". L'autorité sanitaire "a réévalué" son avis de la mi-mars "à la lumière de nouvelles données sur la balance bénéfice/risque et des travaux du Comité scientifique temporaire" mis en place par l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM). Ce comité a émis des réserves" quant à l'administration du vaccin d'AstraZeneca "chez les plus jeunes au vu du risque de complication (...) et du bénéfice individuel attendu plus limité".

Baisse inquiétante des autres vaccinations

Selon des chiffres publiés par Le Parisien, leur utilisation a baissé de 10% entre février 2020 et février 2021. Les professionnels de santé sont très inquiets de cette baisse, avec notamment 11% de vaccination en moins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, et une baisse de 20% des vaccins contre l’hépatite B. Cette baisse pourrait s’aggraver dans les prochaines semaines. 

D'une part, les campagnes autour de la vaccination contre le Covid-19 ont fait passer à l'arrière-plan les autres infections virales. Mais surtout, les craintes autour des nouveaux vaccins déteignent aussi sur les autres. Pour en savoir plus, vous pouvez lire notre article ici

Rémi Salomon entrevoit "trois ou quatre mois difficiles à passer"

"On rentre dans une période de risques" : le président de la commission médicale des Hôpitaux de Paris, Rémi Salomon, a estimé jeudi qu'on abordait "une période de trois ou quatre mois difficiles à passer" en raison du relâchement progressif des mesures de restriction. "On n'est pas à l'abri" d'un rebond de l'épidémie de Covid-19, a insisté Rémi Salomon, invité de BFMTV et RMC. "Le relâchement des mesures de restriction va avoir pour conséquence une recirculation du virus, tout va dépendre de l'ampleur de cette recirculation", a-t-il ajouté. Plus d'informations ici

Les américains vaccinés n'ont plus besoin de porter un masque en intérieur

Les Américains vaccinés contre le Covid-19 n'ont plus besoin de porter de masque en intérieur, ont déclaré jeudi les autorités sanitaires en annonçant mettre à jour leurs recommandations. "Toute personne étant complètement vaccinée peut participer à des activités en intérieur et en extérieur, petites ou importantes, sans porter de masque ni respecter la distanciation physique", a déclaré jeudi Rochelle Walensky, la directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique du pays. Actuellement, environ 35% de la population américaine, soit plus de 117 millions de personnes, ont reçu la ou les doses de vaccins nécessaires.

Optimisme sur la croissance dans la zone euro

La Commission européenne a sensiblement relevé ses prévisions de croissance 2021 et 2022 pour la zone euro en raison de l'accélération de la vaccination et l'assouplissement des mesures de confinement, dans ses prévisions économiques publiées mercredi.

Après une récession inédite de 6,6% de son produit intérieur brut en 2020, la croissance dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique devrait s'afficher selon Bruxelles à 4,3% en 2021 et 4,4% en 2022. La zone euro doit toutefois faire face à un niveau d'endettement très élevé à cause des dépenses induites par le virus, à plus de 100% de son PIB.

Plus de 3,3 millions de morts dans le monde

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 3.333.603 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi à partir de sources officielles jeudi à 10 heures. Après les Etats-Unis (583.685 décès), les pays comptant le plus de morts sont le Brésil (428.034), l'Inde (258.317), le Mexique (219.590) et le Royaume-Uni (127.640). Ces chiffres, qui reposent sur les bilans quotidiens des autorités nationales de santé, sont globalement sous-évalués.

Europe 1
Par Europe 1 avec AFP