Vaccination des plus de 18 ans fragiles sans certificat : Véran défend "le choix du pragmatisme"

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Le ministre de la Santé Olivier Véran était l'invité d'Europe 1 mardi. 0:45
Le ministre de la Santé Olivier Véran était l'invité d'Europe 1 mardi. © Europe 1
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Depuis samedi, la vaccination contre le Covid-19 est ouverte aux plus de 18 ans souffrant de maladies chroniques et d'obésité en France. Mais aucune ordonnance, ni certificat médical, n'est nécessaire. Invité mardi sur Europe 1, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a défendu "le choix du pragmatisme".
INTERVIEW

Les personnes de plus de 18 ans et souffrant de certaines maladies chroniques ou d'obésité peuvent se faire vacciner contre le Covid-19 depuis samedi dernier. Le tout sans ordonnance, ni certificat médical. Invité mardi sur Europe 1, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a justifié cet aspect en disant avoir fait "le choix du pragmatisme". "On veut que ce soit simple, l’urgence est de vacciner les plus fragiles", a-t-il poursuivi. Au total, plus de quatre millions de personnes seraient concernées.

"On a fait le choix du bon sens"

"On a fait le choix du bon sens", a insisté le ministre. "J’aurais pu demander à quatre millions de Français adultes et atteints de maladies chroniques d’aller chez leur médecins, embouteiller les cabinets médicaux en pleine vague épidémique, pour leur demander une attestation selon laquelle ils auraient les maladies", a-t-il donné comme contre-argument. "Là, je fais confiance à la fois au Français et en même temps aux équipes médicales dans les centres qui sont capables de faire le point avec les gens qui viennent se faire vacciner."

Pour Olivier Véran, "il y aura peut-être des stratégies de contournement, mais ce sera à la marge". "Encore un peu de patience", a-t-il demandé au reste des Français en attente de se faire vacciner. "Le temps viendra pour toute la population de se faire vacciner", a-t-il conclu, vantant la "patience extraordinaire" de la population depuis le début de l'épidémie face aux restrictions et au manque de vaccins.

Europe 1
Par Jonathan Grelier