Déconfinement : "Le gouvernement doit accepter la différenciation territoriale", assure Valérie Pécresse

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Valérie Pécresse était invitée de la matinale d'Europe 1 lundi. 1:41
Valérie Pécresse était invitée de la matinale d'Europe 1 lundi. © Europe 1
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Invitée de la matinale d'Europe 1 lundi, Valérie Pécresse, la présidente du Conseil régional d'Île-de-France, a plaidé pour la mise en oeuvre, à partir du 11 mai, d'un déconfinement par territoire afin d'éviter que l'épidémie de Covid-19 ne reparte à la hausse. Elle plaide également pour le port obligatoire des masques de protection dans les transports.
INTERVIEW

Alors qu’Emmanuel Macron a évoqué un possible début de déconfinement à partir du 11 mai, Valérie Pécresse, présidente du Conseil régional d’Île-de-France, plaide pour une mise en application très progressive, notamment dans l'espace. "Pour réussir ce déconfinement, il faut que le gouvernement accepte la différenciation territoriale", a-t-elle plaidé lundi, au micro de Sonia Mabrouk, dans la matinale d'Europe 1.

"Le déconfinement va être progressif et différencié selon les régions et les situations : les zones urbaines, les zones rurales, les régions plus touchées, les moins touchées", énumère Valérie Pécresse, qui plaide pour un travail étroit entre le gouvernement et les collectivités territoriales. "Il y a une stratégie à avoir, une stratégie partagée, avec un recours massif aux masques de protection et aux tests. Mais aussi une stratégie de quarantaine pour les personnes malades et leur entourage."

Le port du masque obligatoire dans les transports

L’élue demande également "le port du masque obligatoire dans les transports". "Cette décision est inéluctable car il va falloir protéger tous les Français qui se rendent dans les transports en commun. Il y a cinq millions de personnes dans les transports en Île-de-France en temps normal : on ne va pas mettre quatre personnes par mètre carré sans protection, là où la distance normale en temps d’épidémie est d’une personne par mètre carré."

Pas de retour immédiat à la vie d'avant

"Le 11 mai doit être un point de départ. Les Français ne doivent pas s’imaginer qu’il y aura un retour à la normale le 11 mai", poursuit Valérie Pécresse. "Il faudra économiser au maximum les déplacements, arriver à mettre en place dans tous les organismes qui vont rouvrir des distanciations pour faire en sorte que l’épidémie ne redémarre pas."

Europe 1
Par Romain David