Coronavirus : pour Gilles Le Gendre, "il faudra évidemment tirer toutes les leçons de cette crise"

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Gilles Le Gendre Coronavirus 3:41
Le patron des députés LREM Gilles Le Gendre était l'invité d'Europe 1, vendredi soir. © Europe 1
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Invité du "Grand journal du soir" d'Europe 1, vendredi, le président du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale, Gilles Le Gendre, a souhaité que "le temps de la controverse démocratique vienne vite", car cela signifiera alors que "l'épidémie sera derrière nous".
INTERVIEW

Est-il encore possible pour l'exécutif et La République en marche de porter l'union nationale, alors que l'opposition continue d'accuser le gouvernement d'impréparation ? Pour Gilles Le Gendre, invité du Grand journal du soir vendredi, "le temps de la controverse démocratique" provoqué par les autres partis politiques est malvenu à l'heure actuelle, en pleine crise du coronavirus.

Pour le chef de file des députés LREM, les polémiques sur le manque de masques et la saturation des hôpitaux ne sont pas acceptables aujourd'hui. "Aujourd'hui, la priorité est de sauver des vies et protéger les personnels soignants", estime Gilles Le Gendre. "Qu'ils gardent les polémiques politiciennes pour plus tard."

"Ne brûlons pas les étapes"

Pourtant, selon le président du groupe La République en marche, "le temps de la controverse démocratique viendra", assure-t-il. "Et nous devons souhaiter qu'il vienne vite. S'il vient vite, cela signifiera que l'épidémie est derrière nous. Ne brûlons pas les étapes." Selon Gilles Le Gendre, Emmanuel Macron, Édouard Philippe et l'ensemble du gouvernement devront en tout cas rendre des comptes : "Il faudra évidemment tirer toutes les leçons de cette crise."

De La France insoumise au Rassemblement national, les oppositions dénoncent pour l'heure les hésitations de l'exécutif et la communication erratique du gouvernement, sur de nombreux points. "Ceux qui se lancent dans de ce genre de polémiques s'abîment et abîment les Français", réplique Gilles Le Gendre. "Il y a des femmes et des hommes qui risquent leurs vies quotidiennement. Nous devons nous rassembler, nous réunir pour qu'ils sentent ce soutien et qu'ils voient que tout le pays est derrière eux."