Coronavirus : le bac à 100% en contrôle continu ? "Je n'exclus rien du tout", répond Jean-Michel Blanquer

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Le ministre français de l'Éducation et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, était l'invité de Sonia Mabrouk, lundi. 3:17
Le ministre français de l'Éducation et de la Jeunesse, Jean-Michel Blanquer, était l'invité de Sonia Mabrouk, lundi. © EUROPE 1
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Invité lundi sur Europe 1, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation et de la Jeunesse, a affirmé qu'"une dose de contrôle continu" serait introduite cette année dans la formule du bac pour faire face à la crise du coronavirus. Il n'a pas non plus exclu l'hypothèse d'un bac 100% en contrôle continu et devrait préciser cette formule "à la fin de cette semaine". 
INTERVIEW

Alors que la pandémie de coronavirus bouleverse la France et notamment son système scolaire, Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation et de la Jeunesse a affirmé lundi sur Europe 1 que le baccalauréat aurait bien lieu cette année pour les élèves de terminale. S'il a assuré qu'"une dose de contrôle continu" serait introduite dans cette formule du bac, il va plus loin.

 

"Je n'exclus rien du tout", a-t-il en effet ajouté concernant la mise en place d'un examen 100% en contrôle continu. De nombreuses pétitions demandent en effet que le bac ait lieu sous cette forme. "Je donnerai la formule à laquelle nous arrivons à la fin de cette semaine", a ensuite annoncé Jean-Michel Blanquer. "Il faut que les règles du jeu soient connues le plus possible à l'avance."

Malgré un contexte inquiétant pour les lycéens, professeurs et parents d'élèves, le ministre de l'Education s'est voulu rassurant. "Mon premier objectif est de garantir à tous les élèves de terminale qu'il ne soient pas lésés, qu'ils ne perdent pas une année et qu'ils puissent passer leur baccalauréat", a-t-il affirmé. Selon lui, il est ainsi primordial de "garantir le niveau" de cet examen qui ouvre la voie aux études supérieures. 

"Gagner du temps"

 

 

Jean Michel Blanquer souhaite également préserver "un vrai mois de juin en matière de cours". "Souvent le baccalauréat fait que des élèves de terminale et de classe de première et de seconde ne travaillent pas autant que durant les autres mois parce que les locaux sont pris", a-t-il expliqué. "Si on passe en tout en partie en contrôle continu, on gagner du temps et donc des semaines de classe."

 

Europe 1
Par Tiffany Fillon