Coronavirus : la CFECGC déplore l'absence de liste officielle des activités économiques "essentielles"

, modifié à
  • A
  • A
"Il y a eu un manque d'homogénéité et de cohérence de façon à rassurer les gens", estime le président de la CFECGC (photo d'illustration). 2:59
"Il y a eu un manque d'homogénéité et de cohérence de façon à rassurer les gens", estime le président de la CFECGC (photo d'illustration). © Europe 1
Partagez sur :
Au lendemain d'une réunion entre les partenaires sociaux et Emmanuel Macron pour aborder les conséquences économiques du Covid-19, le président de la CFECGC François Hommeril déplore sur Europe 1 que le gouvernement n'ait pas dressé de liste des activités économiques essentielles, jugeant que cela pourrait aider les salariés à affronter "la crainte d'aller au travail".

Les conséquences de l'épidémie coronavirus sur l'épidémie étaient au menu d'une vidéo-conférence entre les partenaires sociaux et Emmanuel Macron, vendredi. Mais François Hommeril, président de la CFECGC, qui en était, confirme samedi au micro d'Europe 1 que le gouvernement n'a pas dressé de liste des activités économiques essentielles qui devraient maintenir leur activité malgré le confinement.

 

"Donner du sens au travail"

"Ça ne me surprend pas. Le gouvernement nous dit que c'est impossible à faire", déclare François Hommeril.  Mais selon le président du syndicat, il faudrait au moins énumérer de façon non-exhaustive des secteurs qui pourraient maintenir leur activité, pour "donner du sens au travail" : "Cela va aider certains secteurs économiques (...) les gens, les salariés à affronter la crainte d'aller au travail".

 

L’économie est au ralenti depuis le début de la crise sanitaire et l'entrée en vigueur de mesures de confinement. Selon le président de la CFECGC, beaucoup de ses interlocuteurs disent être "arrivés au minimum de l'activité" et craignent pour la suite. "Pour certains secteurs la perspective est le redémarrage (…) le plus tôt possible" alerte-t-il François Hommeril.

Quant à une reprise dans le BTP, le président du syndicat dit ne pas avoir d’informations mais suppose qu'elle dépendra de certains critères : "La taille et le secteur (géographique) de l'entreprise".

"Il y a eu un problème de communication, le climat a été anxiogène car la communication a été compliquée", estime encore François Hommeril, au sujet de la crise du coronavirus."Faire ses courses, quoi ? comment ? ... Il y a eu un manque d'homogénéité et de cohérence de façon à rassurer les gens", poursuit-il. "Il faut donc être sérieux dans la façon de communiquer", considère le président de la CFECGC.

Europe 1
Par Olfa Ayed