Chloroquine : Olivier Véran veut "une révision" des règles de prescription

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Olivier Véran veut une "révision des règles dérogatoires de prescription" de la chloroquine (photo d'archives).
Olivier Véran veut une "révision des règles dérogatoires de prescription" de la chloroquine (photo d'archives). © Alain JOCARD / AFP / POOL
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Après la publication d'une étude d'envergure dans "The Lancet", une revue médicale britannique, qui pointe les dangers potentiels du médicament face au coronavirus, le ministre de la Santé a indiqué samedi avoir saisi le Haut Conseil de la Santé publique pour faire réviser ses règles de prescription. 

Les règles de prescription de la chloroquine en France vont-elles changer ? Plus de deux mois après le début de l'épidémie de coronavirus, une première étude d'envergure sur le fameux médicament et son dérivé l'hydroxychloroquine, publiée dans The Lancet, une revue médicale britannique, pointe en tous cas leurs dangers potentiels. Pour ses auteurs, ces traitements ne sont pas efficaces et augmentent même le risque de mortalité face au Covid-19. 

 

 

"J'ai saisi le Haut conseil de la Santé publique"

Suite à la publication de cette étude, le ministre de la Santé Olivier Véran a indiqué samedi souhaiter une "révision" des règles de prescription de l'hydroxychloroquine (HCQ), déjà restreinte à l'hôpital uniquement et seulement pour les cas graves sur décision collégiale des médecins."Suite à la publication dans The Lancet d'une étude alertant sur l'inefficacité et les risques de certains traitements du Covid-19 dont l'hydroxychloroquine, j'ai saisi le HCSP (Haut conseil de la Santé publique, ndlr) pour qu'il l'analyse et me propose sous 48h une révision des règles dérogatoires de prescription" ,a indiqué le ministre dans un tweet.

Cette molécule, dérivée de l'antipaludéen, connaît depuis fin février une notoriété inédite depuis que le Pr Didier Raoult, de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) à Marseille, a relayé une petite étude chinoise, peu détaillée, affirmant que le phosphate de chloroquine montrait des signes d'efficacité chez des patients atteints de SARS-CoV2. Deux études, une chinoise et une française, publiées la semaine dernière, ont cependant constaté que l'HCQ ne réduisait pas significativement les risques d'admission en réanimation ni de décès chez les patients hospitalisés avec une pneumonie due au Covid-19.