Ophélie Meuniver revient avec un Zone Interdite inédit, tourné pendant le confinement :

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Le tournage avait commencé avant la crise sanitaire, mais le sujet a pris tout son sens pendant le confinement. L'équipe de Zone Interdite a suivi quatre familles dans leur projet de construction ou de rénovation de leur maison. Un tournage qui s'est poursuivi, avec leur accord, pendant le confinement. Ophélie Meunier, la présentatrice de l'émission, était l'invitée d'Europe 1, vendredi.
INTERVIEW

Zone interdite revient dimanche sur M6 avec un numéro inédit. "C'est le rêve de tous les Français, et plus que jamais il a pris tout son sens pendant le confinement", présente Ophélie Meunier dans la bande annonce. Intitulé "Envers et contre tout, ils construisent la maison de leurs rêve", ce numéro suit le projet de construction ou rénovation de la maison de quatre familles. Un tournage qui s'est poursuivi pendant le confinement, raconte Ophélie Meunier, invitée d'Europe 1, vendredi. "On leur a demandé s'ils étaient d'accord pour continuer le tournage pendant le confinement, parce que ça rajoute un enjeu et un rebondissement à l'expérience, et ils ont tous dit 'oui' tout de suite."

Ouvriers rapatriés dans leur pays d'origine

"Pour la grande majorité des Français, nos maisons sont devenues le centre de nos vies", poursuit la présentatrice. Aussi, ajoute-t-elle, si le tournage avait démarré bien avant le confinement, ce documentaire a ensuite pris une toute autre dimension.

On y suit notamment le projet de rénovation de Corinne et Frédéric, qui ont acheté un mas dans les Cévennes entouré de six hectares de garrigue. Avec la crise sanitaire, les ouvriers polonais qui travaillaient sur le chantier ont été rapatriés dans leur pays d'origine, laissant parquets, cloisons, électricité et plomberie inachevés.

"Beaucoup de Français l'ont vécu", explique Ophélie Meunier. "Beaucoup d'ouvriers qualifiés, en France, sont étrangers et ont été rapatriés dans leur pays, laissant les gens seuls sur le chantier". Mais il en faut plus pour décourager ces familles. Il y a le gros oeuvre, mais aussi les choses que l'on peut faire soi-même, à grand renfort de motivation et de débrouillardise, afin de ne pas perdre deux mois de temps sur les travaux. "Pour ce qu'on peut faire tout seul, les familles ont donc décidé de mettre leur bleu de travail, de prendre leurs pinceaux, et de faire eux-mêmes", poursuit-elle au micro d'Europe 1.

"On a appliqué efficacement les gestes barrières"

Bien que le projet de ces familles ait été perturbée par la crise du coronavirus, ce numéro inédit de Zone Interdite se veut positif. "C'est 'feel good', je suppose que c'est vraiment ce qu'on a besoin de voir", estime Ophélie Meunier. "Ça fait du bien de rire, de voir des gens qui, certes, galèrent, mais avec le sourire". Un ton qui s'inscrit à l'opposé du dernier numéro inédit de l'émission, un numéro spécial diffusé le 29 mars dernier, et consacré aux membres du personnel soignant le Covid-19 au quotidien.

Si les quatre familles suivies ont décidé de construire leur maison "envers et contre tout", il en a été de même pour la construction du documentaire. "Nos équipes ne sont pas confinées, quelques métiers, dont les journalistes, ont pu continuer à travailler", explique Ophélie Meunier, qui précise que le tournage s'est poursuivi avec l'accord des familles. "On a appliqué efficacement les gestes barrières : peu de monde sur place, une distanciation sociale respectée, des masques, des gants... Et puis ça roule".

Europe 1
Par Pauline Rouquette