"Un cri de colère, de désespoir" : les éditeurs de presse écrite appellent à l’aide

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La presse écrite a perdu 80% de ses revenus publicitaires à cause de la crise du coronavirus. 1:25
La presse écrite a perdu 80% de ses revenus publicitaires à cause de la crise du coronavirus. © Bertrand GUAY / AFP
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Dans une lettre ouverte au gouvernement publiée mercredi, l'Alliance de la presse d'information générale demande des mesures d'urgence pour aider les éditeurs de journaux et de magazines durement fragilisés par la crise sanitaire du coronavirus. Son président, Jean-Michel Baylet, réitère ce "cri de désespoir" sur Europe 1 jeudi.

L'Alliance de la presse d'information générale a publié mercredi dans la presse quotidienne régionale une lettre ouverte au gouvernement. Elle demande des mesures d’urgence pour venir en aide aux éditeurs de journaux et de magazine qui ont été, eux aussi, frappés de plein fouet par la crise sanitaire du coronavirus. Jean-Michel Baylet, le président de cette alliance, explique dans "Culture Médias" les raisons de cette lettre ouverte et décrit la situation de crise dans laquelle se trouve le secteur de la presse écrite.

"Malgré nos demandes réitérées, rien ne vient"

"Nous avons perdu 80% de nos recettes publicitaires", rappelle le président de cette structure qui rassemble les trois syndicats professionnels de la presse quotidienne nationale, régionale et départementale ainsi que le syndicat de la presse hebdomadaire régionale. "Nous avons perdu 100% de nos recettes événementielles car c'est un secteur où nous nous étions beaucoup diversifiés car nous ne restons pas sans agir", ajout-t-il. 

"Nous allons à l'offensive, nous sommes courageux et déterminés", appuie-t-il. "Nous avons perdu à peu près 15 à 20% de notre diffusion", rappelle-t-il. Alors quand jour après jour, le secteur de la presse écrite voit passer les plans d'aide et de soutien annoncés pour un certain nombre de secteurs, il se demande bien quand viendra son tour. "En ce qui nous concerne, malgré nos demandes réitérées, rien ne vient."

"La presse est un bien culturel et une valeur démocratique"

"Nous sommes en colère parce que la presse est un bien culturel et une valeur démocratique", souligne Jean-Michel Baylet. "C'est la raison de cette lettre ouverte qui est un cri de colère, un cri de désespoir mais un cri aussi pour dire 'maintenant dites nous ce que vous voulez. Est-ce que vous voulez en France une presse indépendante et démocratique ?'"

Un cri d’alarme donc de la part des journaux et des magazines. Parmi les demandes de l’Alliance de la presse d'information générale figurent le crédit d’impôt, la prolongation du système de chômage partiel ou encore l’instauration d'un taux zéro de TVA ou de mesures fiscales incitant les Français à s’abonner.

Europe 1
Par Céline Brégand