En Italie, des masques de plongée Decathlon transformés en respirateurs "sauvent des vies"

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Decathlon 1:47
L'idée est née en Italie, mais hôpitaux d'autres pays ont suivi l'exemple : sur la photo, l'hôpital Erasme, à Bruxelles. © Kenzo TRIBOUILLARD / AFP
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Face à l'afflux de patients atteints du coronavirus nécessitant une assistance respiratoire, un ingénieur italien a eu l'idée de transformer des masques de plongées Decathlon en respirateurs artificiels. "Les résultats sont incroyables" explique-t-il au micro d'Europe 1. 

"Les résultats sont incroyables." L'Italie a passé samedi la barre des 10.000 morts depuis le début de la pandémie de coronavirus, et est à ce jour le pays le plus touché au monde. Les hôpitaux tentent tant bien que mal de faire face à la crise, mettant parfois sur pieds leur propre système D. Pour pallier le manque de respirateurs par exemple, certains services de réanimation se sont rabattus... sur des masques de plongée. 

"Nos hôpitaux sont en grande difficulté. Pour les aider, nous avons eu l’idée de démonter les masques et d’y ajouter un tuyau qui y fait passer l’oxygène", explique Christian Fracassi, un ingénieur originaire de Lombardie, la région d'Italie la plus touchée par l'épidémie. Il a décidé de mettre sa petite entreprise d’innovation au service des hôpitaux qui subissent une pénurie de matériel.

Un système "pas encore homologué"

L'idée est de raccorder des tubes imprimés en 3D à un modèle de masque particulier, fabriqué par Decathlon. "Pour l’instant notre produit n’est pas encore homologué, il ne faut donc l’utiliser qu’en cas d’urgence. Mais cela sauve déjà des vies", appuie-t-il au micro d'Europe 1. 

Pour partager l’idée au plus grand nombre, et gratuitement, les inventeurs ont publié le mode d’emploi sur internet. Onze hôpitaux l’utiliseraient déjà en Italie, et quatre à l’étranger. De son côté, la branche italienne de Decathlon a promis de distribuer 10.000 masques pouvant être convertis en respirateurs, sur l’ensemble du territoire.

Europe 1
Par Blandine Hugonnet, édité par Laetitia Drevet