L'espace en tête - Le Centre Spatial Guyanais

  • A
  • A
Voir la vidéo sur Dailymotion
L'espace en tête est une chronique de l'émission Europe matin
Partagez sur :

Chaque jour, L'espace en tête, président du Centre national d'études spatiales (CNES), nous emmène à la découverte de l'espace. Aujourd'hui, le Centre Spatial Guyanais.

C’est en avril 1964 que la France choisit la Guyane comme terre d’accueil de son activité spatiale. Et cela fait 50 ans cette année, depuis le lancement de Véronique, que des fusées s’élancent depuis le Centre Spatial Guyanais. Aujourd’hui, le CSG, devenu le "port spatial de l’Europe", garantit un accès autonome à l’espace pour l’Europe.

Trois fusées s’élancent de la base de Kourou : Ariane 5, Vega et Soyouz. Une famille de lanceurs qui sera prochainement complétée par Vega-C et Ariane 6. Sous la maîtrise d’œuvre du CNES, les installations du CSG sont en cours d’adaptation pour accueillir ces deux nouvelles fusées.

Les lancements ont lieu environ une fois par mois et sont accessibles au public qui souhaite y assister en direct, dans l’enceinte de la base. La majorité des satellites qui sont lancés depuis le CSG sont des satellites de télécommunications, opérés par des clients venus du monde entier. Depuis 1980, l’année de la création d’Arianespace, l’opérateur commercial des lancements, plus de 460 satellites ont été mis en orbite depuis le CSG.

Le CSG accueille également des missions cruciales pour l’Europe spatiale, de l’observation de la Terre à l’exploration planétaire. C’est depuis la Guyane que se sont élancés les cinq cargos de ravitaillement de la station spatiale internationale, les ATV, la sonde Rosetta, qui a déposé en 2014 l’atterrisseur Philae sur la comète "Tchouri" ou encore les satellites de la constellation Galileo, concurrente du GPS américain et du système russe Glonass.

Le CSG bénéficie de conditions exceptionnelles pour le lancement de satellites de tous les types, vers toutes les orbites. Il est proche de l’équateur, ce qui permet de bénéficier au maximum de l’énergie fournie par la vitesse de la rotation de la Terre et faire ainsi gagner au lanceur un précieux complément de performance. Il dispose d’une large ouverture sur l’océan Atlantique, ce qui offre la possibilité de lancer des engins vers l’Est et le Nord, sans risque pour la population et les biens alentours. Enfin, le CSG, qui s’étend sur 700 km², est implanté dans une zone à l’abri des cyclones.

Au CSG, le CNES assure la coordination des opérations de lancement. Il opère les moyens de poursuite des lanceurs, supervise la préparation des satellites et garantit la protection des personnes, des biens et de l’environnement. Mais il n’en est pas le seul acteur. 1.700 salariés répartis dans 40 entreprises y travaillent au service d’un CSG qui se doit de rester constamment opérationnel.