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Jérusalem : une nécropole souterraine prend forme

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4 décembre 2017

Episode - 00 minutes - Société

Description de l'épisode

Alors que Jérusalem fait face à une pénurie d'espace pour ses défunts, un cimetière pouvant contenir entre 22.000 et 24.000 nouvelles places est en train d'être construit... sous terre.


Notre première destination ce soir, c'est Jérusalem où où une immense nécropole est en train de prendre forme… sous terre !

Sous le principal cimetière de Jérusalem, sous la "Montagne du repos", dans l’ouest de la ville. Imaginez : de gigantesques tunnels, creusés à 45 mètres de profondeur et sur un kilomètre et demi. Ce sont des halls reliés entre eux, hauts comme des nefs de cathédrales et dans les parois desquels seront installées les tombes. On y voit déjà des alvéoles, les unes au-dessus des autres. D’autres tombes seront au centre des salles, à même le sol. Le projet a démarré en 2014. Il est bien avancé déjà, les premiers corps pourront y être accueillis début 2019. En tout, ce cimetière devrait contenir entre 22.000 et 24.000 nouvelles places. Coût prévu du chantier : 48 millions d’euros, entièrement financés par la principale société funéraire de Jérusalem.

Si les Israéliens cherchent de nouvelles places dessous, c’est qu’il n’y a plus de place au-dessus ?

Exactement. Les promoteurs du projet expliquent que grâce à ce cimetière souterrain, ce sont trois hectares qui restent disponibles pour les vivants à l’extérieur. Car à Jérusalem, les cimetières se sont beaucoup étendus et depuis plusieurs années déjà il y a pénurie d’espace pour les défunts. D’abord parce que dans la tradition juive, les morts doivent être mis en terre et ne jamais être déplacés. Donc les tombes sont acquises pour toujours. Et puis il n’y a pas que les habitants de Jérusalem qui veulent reposer dans la ville Sainte. Beaucoup de juifs dans le monde en font aussi la demande car la croyance veut qu’à la fin des temps, c’est là d’abord que les morts commenceront à ressusciter.

Pour faire face à cette surpopulation de défunts, Israël a déjà imaginé des tours funéraires !

Absolument. En périphérie de Tel Aviv, dans le cimetière Yarkon, se dresse un édifice de 22 mètres de haut, trois étages et trois petites tours. Selon son concepteur, il y a là de la place pour 250.000 défunts. Mais à chaque fois, que ce soit à 45 mètres sous terre ou en l’air, il a fallu respecter quelques règles intangibles. Le mort, par exemple, doit rester en contact avec la terre. Donc les murs de ces tours sont des sortes de conduits remplis de terre pour que tous les étages restent en contact avec le sol. Et quand les corps sont placés les uns au-dessus des autres, il doit y avoir une couche d’au moins 30 cm de terre entre deux défunts. Exclusivement de la terre du sol même d’Israël.

Autre histoire, elle nous emmène cette fois au Japon. Dans ce pays, il ne se passe plus un jour sans qu'on ne retrouve des bateaux échoués sur les plages. Des bateaux, et même parfois des cadavres. Des cadavres de nord-Coréens. ce matin encore, quatre corps ont été découverts sur la côte nord-ouest du Japon. Bernard Delattre, vous êtes à Tokyo. Expliquez-nous : qui sont ces hommes ?

Ces hommes, le plus souvent, ce sont des pêcheurs. Leurs embarcations sont dans un état épouvantable : ce sont de vrais rafiots, pas du tout à même d'affronter la mer, qui est mauvaise dans cette région, en ce moment. Et donc ces bateaux tombent en panne, et se mettent à dériver. Et, quand les garde-côtes japonais les repèrent, il est souvent trop tard : leurs occupants sont morts de faim, de soif ou de froid. Rien que ces quinze derniers jours, une vingtaine de cadavres ont été retrouvés. Parfois à l'état de squelettes, c'est dire combien de temps ils avaient dérivé. Et chaque année, des dizaines d'embarcations nord-coréennes s'échouent sur les côtes japonaises. En janvier dernier, c'est carrément un cargo poubelle nord-coréen de 6.500 tonnes qui menaçait de sombrer !

Et ce sont toujours des pêcheurs ?

Non, parfois, ce sont des civils nord-coréens qui arrivent par la mer au Japon. Des familles entières de réfugiés, avec femmes et enfants. Des "boat-people", en somme. Ces 30 dernières années, 30.000 nord-Coréens ont pris la mer pour fuir la pauvreté, la faim et la répression !

Donc ce n’est pas non plus un raz-de-marée de migrants et pourtant, en ce moment, c’est un peu la panique du côté des autorités japonaises ?

Oui parce que Tokyo anticipe et estime qu'en cas de guerre dans la péninsule coréenne, à la suite d'une intervention américaine par exemple, 100.000 nord-Coréens prendraient la mer en direction du Japon ! On a donc déjà tout prévu : des centres de rétention où ces boat-people seraient mis en quarantaine. Le temps de déterminer si ce sont de "vrais" réfugiés ou des agents du régime. Les espions de Kim Jong-un déguisés en réfugiés : ça, c'est la hantise du gouvernement japonais. Figurez-vous que, récemment, un vice-Premier ministre – donc le bras droit du Premier ministre Shinzo Abe – s'est publiquement demandé si, le jour venu, les militaires japonais ne devraient pas ouvrir le feu sur ce qu'il a appelé "de prétendus réfugiés, mais qui seront sans doute armés jusqu'aux dents". Dans n'importe quel autre pays, piétiner ainsi la convention de Genève sur les réfugiés, cela ferait scandale. Au Japon, pas du tout.

En bref, on avait évoqué ici le pic de pollution terrible, en Inde. Eh bien la situation est telle qu’un match de cricket a dû être interrompu ce week-end !

A plusieurs reprises même. L’équipe du Sri Lanka, qui affrontait l’Inde, se sentait mal. Des joueurs ont dû quitter le terrain, certains vomissaient. Des bouteilles d’oxygène avaient même été installées pour les joueurs dans les vestiaires ! Les Indiens ont sous-entendu que tout ça, c’était du chiqué pour les déstabiliser ! Les 20.000 spectateurs dans les tribunes allaient très bien d’ailleurs ! Oui enfin, ils ont peut-être l’habitude les Indiens, mais quand on regarde les images, on se dit que l’air n’était pas tout à fait pur.

Le Venezuela veut se doter d’une monnaie virtuelle !

C’est peut-être le succès du bitcoin qui a donné l’idée à Nicolas Maduro. Hier dans son allocution télévisée hebdomadaire (de presque cinq heures), le président vénézuélien a annoncé son intention de créer le "Pétro", une crypto monnaie qui serait basée sur les réserves de pétrole du pays, les stocks d'or et de diamants "pour lutter contre le blocus financier orchestré par les Etats-Unis". La vérité c’est que le Venezuela importe tout, et qu’il n’a plus un sou, plus de liquidité. Maduro n’a donné aucun détail sur ses futurs "pétros".

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