Plan d'économies chez Renault : "On ne nous dit rien", s'inquiètent les salariés de Flins

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Renault, automobile, Flins 1:32
Les salariés de l'usine Renault de Flins craignent des suppressions d'emplois. © Martin BUREAU / AFP
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Alors que le groupe Renault doit présenter un plan d’économies le 29 mai, les salariés de l'usine de Flins s'inquiètent. Si le ministre de l'Economie a assuré vendredi que le site ne devait pas fermer, ils craignent un plan social. Europe 1 est allé à leur rencontre.
REPORTAGE

Invité d'Europe 1 vendredi, Bruno Le Maire a sérieusement mis en garde : "Renault ne doit pas fermer le site de Flins." Le ministre de l'Economie a prévenu que le gouvernement serait particulièrement attentif au sort que le constructeur de la marque au losange réservera à son usine historique. Un plan d'économies de deux milliards d'euros doit être annoncé par le groupe le 29 mai pour faire face aux conséquences du coronavirus. Les salariés sont dans l'attente. "Tous les matins, tout le monde se renseigne [...] Le problème c'est que l'on ne nous dit rien", déplore Matthieu au micro d'Europe 1.

Silence anxiogène

"Pour l'instant personne n'est rassuré." Les propos du ministre de l'Economie n'y ont rien fait, les salariés de l'usine de Flins sont inquiets. Le silence de la direction est particulièrement anxiogène. "Je me demande même si ce n'est pas fait exprès pour nous mettre la pression, [...] pour négocier d'éventuels accords plus tard", poursuit Matthieu, qui travaille à l'assemblage. "On ne sait pas où l'on va aller."

Certains imaginent le pire. Même si l'usine ne ferme pas, l'arrêt de la production automobile pour une autre activité pourraient engendrer des suppressions d'emplois. "Je suis sidéré, cela fait un moment que l'on travaille ici", explique Malick. "Avec le crédit que j'ai sur la maison et sur la voiture, je pense que je ne vais plus m'en sortir."

Les salariés de l'usine de Flins attendent désormais le 29 mai, date à laquelle Renault doit présenter son plan d'économie.

Europe 1
Par Elise Denjean édité par Antoine Cuny-Le Callet