Livraison, ouverture à 18h... Face au couvre-feu, les restaurateurs s'adaptent (encore)

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Certains restaurants envisagent d'ouvrir dès 18 heures à Paris. 2:00
Certains restaurants envisagent d'ouvrir dès 18 heures à Paris. © AFP
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A partir de ce vendredi soir à minuit, le couvre-feu débute en Île-de-France et dans huit métropoles françaises pour plusieurs semaines. Une nouvelle contrainte pour les restaurateurs qui vont devoir s'adapter et reprendre d'anciennes habitudes pour compenser la perte du chiffre d'affaires due à la suppression du service du soir.

"Comme on ne peut pas faire grand-chose, on essaie de trouver des solutions." Propriétaire de l'établissement parisien Le Bœuf Maillot, George Menut résume en quelques mots, au micro d'Europe 1, l'occupation des professionnels de la restauration en cette fin de semaine, alors que le couvre-feu commence ce vendredi soir à minuit en Île-de-France et dans huit métropoles. Sauf motifs impérieux, tout le monde devra ensuite être chez soi entre 21h et 6h du matin dans les prochaines semaines. Un coup dur pour les restaurateurs qui sont habituellement en plein service du soir vers 21h.

"On va ouvrir les restaurants à 18h"

D'où leur obsession de chercher des solutions pour perdre le moins de chiffre d’affaires possible depuis l'annonce faite par le président de la République Emmanuel Macron mercredi. George Menut, qui possède également cinq autres établissements, a choisi l’option de la vente à emporter. Et croit aussi au rêve américain. "J'avais un souvenir de ce qui se passait aux États-Unis, notamment à New York. Ça m'avait surpris, la première fois que j'y étais allé, de pouvoir aller au restaurant à 18h. Donc j'ai décidé de créer un nouveau service, un peu à l'américaine. On va ouvrir les restaurants à 18h. C'est plutôt convivial de venir se faire un plat, un verre de vin, puis on rentre chez soi", décrit-il.

Les kits de livraison ressortent après avoir passé l'été au placard

Après les avoir laissés tout l’été dans des placards, Capucine Frèrejean, patronne du restaurant Cali Sisters dans le centre de la capitale, ressort, elle, ses kits de livraison. De quoi limiter la perte de chiffre d’affaires, explique-t-elle : "C'est une vrai compensation, parce que ce service qu'on perd intégralement après 21h, on va pouvoir partiellement le compenser en faisant de la livraison pour les gens et les clients autour de nous."

Des chefs, certains étoilés, envisagent aussi un service en continu façon fast-food. De quoi limiter la casse, mais le chômage partiel devrait encore être massivement utilisé.

Europe 1
Par Pierre Herbulot, édité par Jonathan Grelier