Le gouvernement anticipe la suppression de "800.000 emplois" dans les prochains mois

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Le Maire Darmanin
Bruno Le Maire et Gérald Darmanin ont détaillé mercredi le troisième projet de loi de finances rectificative présenté en Conseil des ministres. © Ludovic MARIN / POOL / AFP
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Devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale, le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a estimé que la crise économique liée au coronavirus était un "choc considérable". Près de 3% de l'emploi total en France serait menacé.

Le gouvernement s'attend à ce que la crise économique liée au coronavirus entraîne la suppression de "800.000 emplois", a affirmé mercredi le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, évoquant "un choc considérable". "Notre évaluation est que nous aurons d'ici les mois prochains la suppression de 800.000 emplois, c'est-à-dire 2,8% de l'emploi total", a-t-il déclaré lors d'une audition devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale.

Récession de 11% en 2020

Bruno Le Maire détaillait devant les députés, avec son homologue des Comptes publics Gérald Darmanin, le troisième projet de loi de finances rectificative présenté plus tôt en Conseil des ministres, qui prévoit notamment une récession de 11% cette année. "Ce choc est considérable, il doit appeler des politiques publiques massives pour soutenir, accompagner tous ceux qui sont touchés", a-t-il ajouté.

Parmi ces mesures, il a notamment cité le dispositif de chômage partiel, le soutien prévu à l'apprentissage et de possibles baisses de cotisations pour les entreprises. Mardi, la Banque de France a de son côté estimé que le taux de chômage devrait dépasser les 10% fin 2020 et grimper jusqu'à un pic supérieur à 11,5% à la mi-2021, un niveau "au-dessus des précédents historiques". Et il faudra, selon elle, attendre 2022 pour le voir redescendre à 9,7%, contre 8,1% avant l'épidémie.