Covid-19 : quel est l'effet du couvre-feu sur la consommation des Français ?

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Pour tenter de ne pas perdre de chiffre d'affaires alors que le couvre-feu à 18h entrait en vigueur, certains commerces ont décidé d'ouvrir plus tôt. 1:25
Pour tenter de ne pas perdre de chiffre d'affaires alors que le couvre-feu à 18h entrait en vigueur, certains commerces ont décidé d'ouvrir plus tôt. © ALAIN JOCARD / AFP
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Pour tenter de ne pas perdre de chiffre d'affaires alors que le couvre-feu à 18h entrait en vigueur, certains commerces ont décidé d'ouvrir plus tôt. Mais cette "parade" a eu un effet mitigé et rares sont les clients à s'être déplacés plus tôt pour faire leurs courses.

Adapter les horaires pour ne pas perdre de chiffre d'affaires. Face à l'instauration du couvre-feu à 18h sur l'ensemble du territoire métropolitain, certains commerçants n'ont pas hésité à modifier leurs horaires d'ouverture pour éviter que ce tour de vis ne pèse trop sur les caisses. Mais plus d'une semaine après la mise en place de la mesure, cette parade obtient des résultats très mitigés : peu de Français viennent faire leurs courses dès 7h ou 8h du matin. 

Des ouvertures anticipées à l'effet discutable

Ces enseignes ont donc décidé de lever le rideau à 8 heures et là un effet est observé, surtout sur les personnes âgées et pour les centres-villes. Dans les commerces classiques, l'ouverture anticipée obtient également des résultats mitigés : il n'y a pas grand monde dans ces magasins avant l'horaire traditionnel d'ouverture à 11 heures. 

Un effet sur les soldes

Et le couvre-feu se répercute aussi sur les soldes. On enregistre entre 30% et 40% de fréquentation en moins par rapport à l'an dernier. Paris est la ville qui s'en sort le mieux, avec tout de même une baisse de 10%. Une tendance qui risque de s'aggraver ce dimanche, avec la complexité administrative de l'ouverture. "Malheureusement, le gouvernement n'a pas voulu faire que ces ouvertures dimanche soient automatiques pour tous", rappelle au micro d'Europe 1 Yohann Petiot, directeur général de l'Alliance du commerce. 

"On est face à une complexité administrative très importante puisque chaque préfecture décide si les commerçants ont le droit d'ouvrir ou pas." Sans oublier que lorsqu'un arrêté arrive tardivement, "c'est impossible pour un commerçant d'ouvrir le dimanche qui suit, et surtout de le réussir". 

Mais le couvre-feu fait en revanche la part belle au drive dans la grande distribution. Et pour éviter une trop forte affluence à certains horaires, un élargissement des horaires d'ouverture se met en place. 

Europe 1
Par Carole Ferry, édité par Ugo Pascolo