Coronavirus : une "aide exceptionnelle" de Macron pour les bénéficiaires des minima sociaux

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Emmanuel Macron annonce des mesures d'aides pour les bénéficiaires des minima sociaux.
Emmanuel Macron annonce des mesures d'aides pour les bénéficiaires des minima sociaux. © Capture d'écran
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Au cours de son intervention à la télévision mercredi, annonçant de nouvelles mesures contre le coronavirus, Emmanuel Macron a annoncé une aide exceptionnelle destinée aux bénéficiaires des APL et du RSA. Cette mesure vise selon lui à lutter contre la grande pauvreté par le retour au travail.

Emmanuel Macron répondait ce mercredi aux questions des journalistes sur France 2 et TF1 a propos de la gestion de la crise sanitaire du coronavirus. Après avoir admis que les plus pauvres pourraient souffrir des conséquences sociales de cette crise, le chef de l'Etat a annoncé une "aide exceptionnelle" pour les bénéficiaires du RSA et des APL. "Les plus précaires, [ceux] qui tombent dans la pauvreté, on doit avoir une réponse", a-t-il martelé.

Pendant six semaines, les citoyens touchant les minima sociaux bénéficieront d'une aide de 150 euros à laquelle s'ajouteront 100 euros pour chaque enfant à charge. "[Cela] permettra d’aller entre 100 et 450 euros, ce qui est plus qu’une revalorisation", a-t-il ajouté.

"Lutte contre la pauvreté par l'activité"

Emmanuel Macron a écarté une augmentation pérenne du RSA, rappelant qu'il tenait à ce qu'on "ne perde pas nos fondamentaux, la lutte contre la pauvreté par l'activité et le travail". "Je préfère cette aide exceptionnelle massive plutôt qu'une augmentation des minimas sociaux", a-t-il souligné.

 

 

Au printemps, le Premier ministre Edouard Philippe avait annoncé le versement d'une "aide d'urgence" de 150 euros par famille bénéficiaire du RSA ou de l'Allocation de solidarité spécifique (ASS), à laquelle s'ajoutaient 100 euros par enfant. Cette "aide exceptionnelle de solidarité", d'un coût de près d'un milliard d'euros, visait à répondre aux conséquences de la crise épidémique et du confinement sur les budgets des ménages les plus modestes.