Coronavirus : les entreprises en retard sur l'activité partielle de longue durée

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Le Premier ministre Jean Castex a invité les entreprises à conclure "massivement et très vite" des accords d'activité partielle de longue durée. 1:47
Le Premier ministre Jean Castex a invité les entreprises à conclure "massivement et très vite" des accords d'activité partielle de longue durée. © MEHDI FEDOUACH / AFP
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Lors du conseil national de l'Industrie lundi, le Premier ministre Jean Castex a invité les entreprises à conclure "massivement et très vite" des accords d'activité partielle de longue durée. Et pour cause, elles sont peu nombreuses à avoir recours à ce dispositif, leur préférant un accord de branche. Pourtant là-aussi, les accords ne sont pas aussi nombreux que ce que souhaiterait le gouvernement. 

Alors que tous les économistes pronostiquent une envolée du chômage dans les mois qui viennent, le gouvernement met la pression sur les entreprises. Lors d'une réunion du conseil national de l'Industrie lundi, le Premier ministre Jean Castex les a invité à conclure "massivement et très vite" des accords d'activité partielle de longue durée. Et pour cause, du côté des entreprises beaucoup préfèrent s'en remettre à un accord de branche.

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Un retard au sein même des branches 

C'est notamment le cas pour les PME, qui, faute d'interlocuteurs syndicaux, ne sont pas outillées pour mener une négociation. Mais ce retard se voit également au sein même des branches. Hormis le secteur de la métallurgie fin juillet et celui de la fédération Syntec, les accords se font rares. Et pourtant l'enjeu est de taille, comme l'explique le directeur général de la Fédération Syntec, Mathieu Rosy, au micro d'Europe 1. "On estime que si rien n'est fait au sein de la branche [de Syntec], le potentiel de licenciements sur les deux ou trois prochaines années sera entre 70.000 à 100.000 emplois."

"Vous dire combien pourront être évités grâce à cet accord, je ne le peux pas, mais on sait que sur ces 70.000 pertes potentielles, une partie non négligeable va se trouver sauvée par ce dispositif", affirme-t-il. 

Des secteurs plus ou moins frileux

Malgré ces avantages, certains secteurs restent en retrait, c'est notamment le cas dans le bâtiment qui laisse plutôt faire les entreprises, ou le textile, qui songe à s'y mettre. De leurs côtés, les hôtels, cafés et restaurants pourraient bien être le prochain secteur à conclure un accord, tout comme le secteur de la propreté. 

Europe 1
Par Olivier Samain