Coronavirus : Amazon prolonge la suspension de ses activités en France jusqu'au 28 avril

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Amazon avait prévu initialement une fermeture pour ses centres pour cinq jours à compter du 16 avril.
Amazon avait prévu initialement une fermeture pour ses centres pour cinq jours à compter du 16 avril. © JOHANNES EISELE / AFP
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Après la confirmation de la décision de justice lui imposant une évaluation des risques liés à l'épidémie de coronavirus, Amazon a annoncé ce vendredi prolonger la fermeture de ses centres de distribution jusqu'au 28 avril. 

Le géant américain de la logistique Amazon a annoncé vendredi qu'il allait prolonger jusqu'à mardi "l'arrêt temporaire" de ses centres de distribution en France, après une nouvelle décision de justice lui imposant une véritable évaluation des risques liés à l'épidémie de Covid-19.

Les salariés priés de rester chez eux jusqu'au 28 avril inclus

Amazon a fait part dans un communiqué de la "prolongation de la suspension temporaire d'activité de ses centres de distribution en France", fermés depuis le 16 avril, et indiqué qu'il "sera demandé aux collaborateurs d’Amazon de rester chez eux jusqu'au 28 avril inclus", tout en percevant leur plein salaire.

La Cour d'appel de Versailles avait rendu dans l'après-midi un jugement de Salomon, donnant raison aux syndicats qui réclamaient une réelle évaluation des risques liés au coronavirus, et confirmant ainsi l'ordonnance du 14 avril du Tribunal de Nanterre, tout en assouplissant les restrictions de livraison imposées à l'entreprise.

La cour d'appel élargit la liste des produits pouvant être vendus

La cour avait ainsi précisé et élargi la liste des produits qu'Amazon peut continuer à livrer dans l'attente de cette évaluation, et a limit l'astreinte à 100.000 euros par infraction...au lieu d'un million. Elle a précisé que le géant américain devant s'en tenir aux produits high-tech, informatique, bureau et "tout pour les animaux", ainsi que santé et soins du corps, homme, nutrition, parapharmacie, épicerie, boissons et entretien. Une liste assise sur la nomenclature de l'entreprise.

 

 

Mais c'est insuffisant, selon Amazon, pour reprendre son activité. L'astreinte "pourrait impliquer que même un taux infime de traitement accidentel de produits non autorisés, de l'ordre de 0,1%, pourrait entraîner une pénalité de plus d'un milliard d'euros par semaine", a affirmé l'entreprise dans un communiqué. "Nous n'avons pas d'autre choix que de prolonger la suspension temporaire de l'activité de nos centres de distribution français".