Christophe Alévêque s'en prend à Jean Castex : "Il est en train de ruiner notre santé"

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Christophe Alévêque 3:35
Christophe Alévêque estime que les dégâts psychosociaux de la crise du coronavirus dans le monde © Europe 1
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Le monde de la culture est particulièrement touché par les annonces de Jean Castex sur une réouverture décalée des salles de spectacle. Pour Christophe Alévêque, qui va enregistrer une représentation du sien jeudi prochain, "la colère commence à monter" dans le monde artistique, miné psychologiquement par les reports à répétition.
INTERVIEW

Il faudra encore attendre pour la réouverture des salles de spectacles : on ne saura que le 7 janvier prochain si les Français pourront ou non se rendre au théâtre ou au cinéma. Ainsi en a décidé le gouvernement, alors que les indicateurs de l'épidémie de coronavirus ne semblent pas indiquer de reflux depuis plusieurs jours. Pour l'humoriste Christophe Alévêque, ce report de la réouverture des lieux culturels représente une décision absurde d'un point de vue sanitaire, comme il le dénonce au micro d'Europe 1, samedi matin.

"On ne dort plus la nuit"

"J'ai entendu le Premier ministre dire que la priorité, c'était la santé. On est tous d'accord, mais là, en ce moment, il est en train de nous la ruiner, la nôtre, de santé", souligne le comédien, qui insiste sur le mal-être psychologique du milieu culturel. "J'ai plein de potes qui, dans ce métier-là, sont passés aux antidépresseurs et aux anxiolytiques. On ne dort plus la nuit, on se parle entre nous… Il y en a plein qui sont partis en reconversion dans d'autres boulots." Lui-même prend des somnifères pour pouvoir dormir, comme l'indiquait Le Figaro vendredi.

Sur Europe 1, Christophe Alévêque a également répondu au réalisateur Mathieu Kassovitz, qui a salué la décision du gouvernement de ne pas rouvrir les salles de spectacle pour protéger la population. "On veut tous sortir, mais ils sont obligés de le faire (repousser la réouvertures, ndlr) parce qu'ils nous protègent et c'est leur travail", confiait-il. "On n'a pas envie de sortir, on a envie de travailler", rétorque Christophe Alévêque, irrité de voir la culture "jugée comme une denrée inutile".