Xbox Series X : que vaut la nouvelle console de Microsoft ?

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Xbox Series X 3:35
La Xbox Series X s'inscrit dans la continuité de la Xbox One, avec un gain de puissance qui dope l'expérience de jeu. © Clément Lesaffre / Europe 1
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C'est un événement pour les gamers : la Xbox Series X, nouvelle console de Microsoft, est commercialisée en France à partir du 10 novembre. Attendue depuis sept ans, elle doit, avec sa concurrente la PS5, faire entrer le jeu vidéo dans une nouvelle dimension. Europe 1 a pu la tester en avant-première et vous donne ses premières impressions.

La "guerre des consoles" repart de plus belle ! Sept ans après la PS4 et la Xbox One, la neuvième génération de consoles de jeux vidéo débarque pour Noël. La Xbox Series et la Playstation 5 sortent à dix jours d'intervalle en novembre, et c'est le bébé de Microsoft qui ouvre le bal. Le, ou plutôt, les bébés puisqu'il y a deux modèles : la Xbox Series X, version classique (500 euros), et la Xbox Series S, version sans lecteur de disque et avec une puissance moindre (300 euros). Europe 1 a pu tester en avant-première la Series X. On vous dit tout sur cette console très attendue.

Design : Microsoft joue la carte de la sobriété

Commençons par la première chose qui saute aux yeux une fois le carton déballé : le design de la Xbox Series X. Fini les rectangles plats, Microsoft a opté cette fois pour une sorte de tour rectangulaire qui peut être posée à l'horizontale et à la verticale. Il faut tout de même un peu de place pour ranger la bête, qui mesure tout de même 30 centimètres de long sur 15 de large. Ceci étant dit, elle est plutôt agréable à l'œil, à la fois sobre et élégante. Mais on préfère le design de la Series S, blanche, plus plate et qui se démarque par sa grille d'aération noire et ronde à l'avant.

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En ce qui concerne la manette, Microsoft a misé sur la continuité. Très apprécié des joueurs, le contrôleur Xbox est très similaire à celui de la génération précédente et s'est simplement affiné au niveau des poignées. Il est également doté de grips à l'arrière et sur les gâchettes. Des retouches appréciables puisqu'elles améliorent l'adhérence, à l'instar de la croix directionnelle, elle aussi retravaillée. À noter : les manettes de Xbox One sont compatibles avec la Xbox Series.

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La continuité, c'est aussi la direction prise par Microsoft pour l'interface de la console, en tout point similaire à celle de la Xbox One. Soit un écran d'accueil un peu brouillon au premier abord mais entièrement personnalisable. Une fois le pli pris, on peut donc classer ses jeux et surtout transformer sa Xbox en un centre de divertissement complet grâce à une multitude d'applications : Netflix, Youtube, Disney+...

Performances : plus fort, plus beau, plus vite

A l’intérieur, on retrouve le nec plus ultra de la technologie. La Xbox Series X est un monstre de puissance. Tout a été amélioré, du processeur à la carte graphique en passant par la mémoire vive. Plus "intelligente", la console est capable, par exemple, de modéliser parfaitement une maison située face à la caméra et, quand le joueur se retourne, de la laisser un peu tomber pour se focaliser sur une autre maison désormais visible. Un moyen malin d'exploiter au maximum ses capacités tout en évitant de tourner à fond en permanence. Résultat, elle n'a jamais l'air en souffrance. En position verticale, la ventilation, qui s'effectue par le haut et l'arrière, ne s'entend pas du tout.

Autre nouveauté induite par le processeur boosté : les temps de chargement, plaie des consoles actuelles, sont drastiquement réduits. Selon les jeux, ils sont divisés par deux, cinq voire dix ! Un vrai bonheur puisqu'il suffit désormais de quelques secondes pour lancer une partie. La Xbox Series X offre également une fonctionnalité intéressante : le "Quick Resume", qui permet de lancer et garder ouverts en même temps cinq à dix jeux. On peut ainsi débuter une mission de hacking dans Watch Dogs Legion, l'arrêter pour lancer un match sur FIFA avec un ami, puis revenir au premier jeu à l’endroit exact où on l’avait laissé, le tout en quelques secondes.

Par ailleurs, la Xbox Series X intègre le "ray tracing", une technologie qui rend les lumières et les reflets encore plus réalistes. À défaut de pouvoir en profiter à cause du confinement, il est donc possible d'admirer de magnifiques couchers de soleil plus vrais que nature sur les fjords de Norvège dans Assassin's Creed : Valhalla. C'est réellement sublime et la différence avec la Xbox One est bien réelle. D'autant plus que sur cette nouvelle console, tout s’affiche désormais en 4K, une image ultra haute définition, à condition d'avoir une télévision compatible. Tout cela dope littéralement les jeux en permettant d’explorer des mondes plus grands, plus remplis, plus détaillés.

Jeux : la rétrocompatibilité plutôt que les exclusivités

Côté jeux justement, le catalogue de lancement de la Xbox Series comprend la plupart des blockbusters de la fin d'année : FIFA 21, Assassin’s Creed Valhalla, Destiny 2, Dirt 5, NBA 2K21, Watch Dogs : Legion. Pour ces jeux déjà sortis, les éditeurs ont prévu des mises à niveau pour profiter de la puissance des nouvelles consoles. Au lancement, en revanche, il n'y a qu'une seule vraie exclusivité : Yakuza : Like a Dragon, un RPG japonais de bonne facture mais qui ne convaincra pas les adeptes de Playstation de basculer.

Mais plus que les nouveautés, la force des Xbox Series est la rétrocompatibilité avec l'intégralité des jeux sortis sur les précédentes consoles, depuis 2000. Elle lit n'importe quel CD de jeu et retrouve les titres achetés de façon dématérialisée sur le Store. Il est donc possible de replonger facilement dans n'importe quel jeu ! Un vrai plus, d'autant que la console leur applique automatiquement une amélioration graphique. Enfin, le Xbox Game Pass, abonnement à 10 euros par mois, donne accès à un catalogue d'une centaine de jeux plus ou moins récents, renouvelé régulièrement. Une triple couche qui fait de la Xbox Series une console très complète en termes de contenus.

Pour terminer, précisons que pour stocker tout ça, elle embarque un disque dur interne SSD d'un téraoctet. C'est beaucoup, mais on sait déjà que des jeux dépasseront allègrement les 100 gigaoctets d'espace requis. Une inflation qui va s'aggraver avec les années et risque donc d'amener la console à saturation. Pour compléter, il est donc possible d'insérer une extension de mémoire d'un téraoctet ou bien d'utiliser un disque dur externe pour stocker ses jeux.