Lyon Football Ligue champions OL Bayern Munich 2:14
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Quasiment "tueurs" aux tours précédents, les Lyonnais n'ont pas réussi à trouver la faille dans la défense du Bayern Munich, mercredi soir. Ils quittent la scène européenne pour au moins un an, partagés entre la fierté d'un excellent parcours et la déception de ne pas avoir fait preuve de réalisme.
ANALYSE

Et c'est ainsi que se termina l'incroyable saison lyonnaise : après un mauvais début de saison, une qualification arrachée in extremis pour les matches à élimination directe de la Ligue des champions et un vibrant parcours européen cet été, l'Olympique lyonnais a vu ses espoirs douchés par le Bayern Munich, mercredi soir, sur la pelouse du stade José Alvalade de Lisbonne (0-3). Trois buts inscrits par des Allemands réalistes, à l'inverse des hommes de Rudi Garcia, qui disent adieu à l'Europe pour la saison prochaine.

On leur promettait l'enfer, à ces Lyonnais, après le récital des Munichois contre Barcelone, vendredi (8-2). Une véritable rouste infligée aux Catalans, et la promesse d'une demi-finale totalement déséquilibrée en faveur des joueurs de Hans-Dieter Flick. 

Lyon, pendant exactement 17 minutes, n'a pas du tout eu peur de l'ogre bavarois. Il a même été tout près de le cueillir à froid, sur un superbe service de Maxence Caqueret pour Memphis Depay entre les mailles d'une défense pas si solide que ça. Mais le Néerlandais était trop juste, ou Manuel Neuer trop habile, pour que l'outsider ne surprenne le favori d'entrée de jeu.

L'efficacité, "ce qu'il y a de plus important"

Deux autres situations ont véritablement inquiété le Bayern en début de match : un centre de Maxwel Cornet pour Karl-Toko Ekambi, contré de justesse par Jérôme Boateng. Et, surtout, une percée de ce même Karl-Toko Ekambi conclue par une frappe sur le poteau de Neuer. 17e minute, Munich se remet de ce coup de semonce, part à l'attaque et marque sur un raid et une frappe imparable de Serge Gnabry. Quelques dizaines de secondes, comme un résumé de la rencontre : face à des Lyonnais malchanceux ou peu inspirés dans le dernier geste, le Bayern Munich a rarement tremblé devant Anthony Lopes.

" Il ne faut pas 35 occasions au Bayern Munich pour marquer un but "

"Le football, c'est une question d'efficacité", analysait après la rencontre Reynald Pedros, consultant pour Europe 1. "Même si, ce soir (mercredi soir, ndlr), le Bayern Munich fait peut-être un match un peu plus difficile, il ne leur faut pas 35 occasions pour marquer un but. Dans les grands rendez-vous, c'est quasiment ce qu'il y a de plus important."

Moins de tirs cadrés

Et l'ancien entraîneur des joueuses de l'Olympique Lyonnais de revenir sur ce qui avait pourtant réussi aux Gones lors des deux tours précédents. "En quart de finale (face à Manchester City, victoire 3-1), ils ont trois occasions, ils mettent trois buts et ils gagnent", rembobine le technicien. Contre les Cityzens, Lyon avait tiré sept fois au but. Mercredi soir, ce chiffre était de neuf. Mais samedi, ils avaient cadré six frappes, contre seulement trois fois face aux Bavarois.

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Là réside sûrement une partie de l'explication sur la nette défaite de Lyon, sans doute plus nette au tableau d'affichage que sur le terrain, où le Bayern Munich a paru moins flamboyant. Une frappe qui bute sur Neuer, un centre donné quelques secondes trop tard ou une reprise trop croisée, et Lyon a ainsi raté la plus belle marche de son histoire. Il faudra désormais attendre la saison 2021-2022, au moins, pour peut-être voir les Lyonnais ressortir les banderilles européennes, qui lui ont tant manqué un soir d'août lisboète.