Foot : la Fédération acte la limitation du nombre d'équipes à 20 en Ligue 1

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Le championnat de Ligue 1 devrait, sauf retournement de situation, se jouer à 20 équipes la saison prochaine. © PASCAL PAVANI / AFP
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La Fédération française de football a définitivement enterré la possibilité d'élargir le championnat de Ligue 1 à 22 clubs, comme le demandaient Amiens et Toulouse. Sauf recours victorieux pour ces deux équipes, la Ligue 1 se jouera bien à 20 clubs la saison prochaine, à partir de fin août.

La Fédération française de football (FFF) a acté vendredi la limitation à 20 équipes de la Ligue 1, portant un coup de grâce au projet de Championnat à 22 clubs soutenu par Amiens et Toulouse. Ces deux clubs sont désormais condamnés à la L2 et aux recours, qu'ils promettent d'effectuer dans les prochains jours.

Réunie en Assemblée fédérale en visioconférence, la FFF n'a pas créé la surprise : en adoptant à 82,33 % des suffrages exprimés la nouvelle convention la liant à la Ligue professionnelle (LFP) pour les quatre prochaines saisons, elle a de facto réaffirmé son souhait de voir le Championnat de France restreint à 20 équipes au maximum, une telle disposition figurant dans le texte de cette convention. 

La décision du Conseil d'État balayée

La Ligue 1 à 22, désirée pour l'exercice 2020-21 par le club picard et le TFC, relégués à l'issue de cette saison tronquée par le coronavirus, a donc du plomb dans l'aile, malgré une décision du Conseil d'État laissant entrevoir un élargissement le 9 juin. La plus haute juridiction administrative avait en effet suspendu les relégations au motif que la Ligue les avait prononcées sur la base d'une convention FFF-LFP caduque, fin avril, enjoignant les instances du football à réétudier le format du Championnat.

Mais cela n'a pas perturbé les dirigeants du football français : successivement, le Bureau de la Ligue, puis son Conseil d'administration, puis son Assemblée générale, puis enfin vendredi l'Assemblée fédérale réunissant près de 200 délégués de clubs amateurs et professionnels, tous se sont prononcés pour le maintien des rétrogradations à l'étage inférieur. 

"On monte, on descend, c'est la vie"

Devant cette Assemblée, Amiens et Toulouse ont tenté de convaincre. "Le foot serait sorti grandi en ne prononçant aucune descente, en faisant preuve d'un humanisme total, d'une solidarité totale", a lancé le président d'Amiens Bernard Joannin. "Ce qui me choque profondément c'est que notre jeu est régi par des règles, 90 minutes, 38 journées. A partir du moment où on modifie ces règles unilatéralement, on fausse le jeu et on ouvre la porte à toutes les interprétations. Je trouve ça dommage", a renchéri son homologue toulousain Olivier Sadran.

"On monte, on descend, c'est la vie. Il faut respecter les règles, elles sont ce qu'elles sont", a répondu le président de la FFF Noël Le Graët, affirmant son "respect" pour les dirigeants et rappelant l'importance de "trouver une solution adaptable à l'ensemble des clubs". "Ce n'est pas facile de garder une ligne de conduite, mais on se devait d'être en règle", a-t-il poursuivi à l'issue de la réunion.

Amiens va contre-attaquer

C'est un énième coup dur pour Amiens, qui a déjà indiqué avoir pris la décision "de déposer de nouveau un recours en référé devant le Conseil d'État", appelant par ailleurs le "pouvoir politique" à "prendre ses responsabilités" face à "une telle partialité et à l'irrespect d'une décision de justice". 

Le club de la Somme s'était montré très actif médiatiquement ces derniers jours pour prôner l'élargissement du Championnat, qu'il estime gérable au niveau du calendrier, bénéfique à "l'intérêt général du football" et porteur de "solidarité". Bernard Joannin a par ailleurs insisté vendredi auprès de l'Assemblée sur le fait que la relégation de son club allait "détruire le club d'Amiens, avec des dizaines de familles qui vont perdre leur emploi".