Véronique, 36 ans, est devenue vegan : "J'ai tout arrêté quasiment du jour au lendemain"

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Véronique a décidé de devenir végétalienne il y a un an, notamment après avoir vu des vidéos de l'association de défense des animaux L214. Elle assure à Olivier Delacroix sur Europe 1 que "les changements ont tous été positifs".
VOS EXPÉRIENCES DE VIE

Véronique, 36 ans, est végétalienne depuis un an. C'est en se renseignant sur le veganisme qu'elle s'est décidée à franchir le pas. Elle confie à Olivier Delacroix sur Europe 1 que "la transition n'a pas du tout été difficile à vivre".

"Je ne mange aucun produit animal donc pas de viande, pas de poisson, pas de produits laitiers, pas d’œufs. Mon alimentation est faite principalement de féculents, de céréales, du tofu, des légumes forcément et des végétaux. Toute sorte de choses mais sans origine animale. J'ai tout arrêté quasiment du jour au lendemain.

 

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Au fil de mes recherches sur Internet, je suis tombée sur le veganisme et je me suis interrogée et puis j'ai lu le livre d'Ophélie Véron, Planète Végane, qui m'a aussi amenée à me poser des questions au sujet de l'écologie. Elle parlait aussi de l'association L214. Je suis allée sur le site Internet et j'ai vu les vidéos de l'association, notamment le sexage des poussins, l'abattage des vaches. Étant donné que j'avais vu ça, je ne pouvais plus fermer les yeux et je ne pouvais plus manger de viande.

 

>> De 15h à 16h, partagez vos expériences de vie avec Olivier Delacroix sur Europe 1. Retrouvez le replay de l'émission ici

"Aller broyer des poussins vivants parce que ce sont des mâles et pas des femelles..."

[Je n'ai pas voulu être simplement végétarienne à cause de] l'exploitation animale, aussi au niveau des poules, au niveau des vaches pour la production de lait. Leurs conditions d'exploitation sont assez horribles. Ce qu'on leur fait vivre est tout simplement horrible, ça part dès la naissance. Aller broyer des poussins vivants parce que ce sont des mâles et pas des femelles, déjà, à la base, ça ne commence pas très bien. Je pense que c'est aussi mon tempérament d'être tranchée, c'est tout ou rien. Il y a d'autres personnes chez qui ça va être plus progressif.

La transition n'a pas du tout été difficile à vivre. Je ne vais pas baver devant un steak ou un œuf au plat. Il y a un déclic qui s'est fait et je n'ai plus eu ce besoin. Même en étant une très grosse mangeuse de fromage, je n'avais plus forcément envie de manger de fromage.

C'est très enrichissant. Ça me permet de découvrir plein de choses que je n'avais pas l'habitude de manger. J'ai découvert des aliments que je ne mangeais pas avant comme le tofu. Pour moi, c'était un truc qui n'était franchement pas très bon alors que, bien préparé, c'est super bon.

"Tous les changements ont vraiment été positifs"

Les changements ont tous été positifs : moins de fatigue, plus d'énergie le matin en se réveillant, au niveau de la peau, elle est moins grisâtre, moins de lourdeurs quand on a fini de manger. Au niveau de la digestion, ça n'a rien à voir. Tous les changements ont vraiment été positifs. 

[Mon fils de trois ans] est végétalien. Il ne l'était pas au début puisque je lui donnais du lait en poudre. Depuis quelques mois maintenant, il est végétalien. Je fais attention à ce qu'il mange. J'essaye au maximum de lui faire manger des légumes. Après, il y a la carence en vitamine B12 que peuvent avoir les végétaliens donc on prend la petite vitamine le matin et tout se passe bien."

L'avis du docteur Édouard Pélissier, chirurgien en cancérologie :

"Nous sommes omnivores. Tout le prouve. Depuis que l'homme existe, on mange de la viande. On mange de tout, y compris de la viande. Notre appareil digestif est conçu pour digérer de tout, y compris de la viande. Notre estomac sécrète de l'acide chlorhydrique pour scinder les molécules de viande avant qu'elles ne soient digérées dans l'intestin. Notre métabolisme a besoin d'un certain nombre de nutriments d'origine animale, notamment la vitamine B12. Il y a des risques de carences [à ne pas manger du tout de viande]. Il y a la vitamine B12, qui est relativement facile à compenser avec des comprimés. Encore faut-il que les gens soient informés, ce n'est pas le cas de tout le monde.

Les principaux avantages que l'on attribue au régime végétarien, c'est d'abord moins de cholestérol et moins de risques cardio-vasculaires. La conclusion de mes recherches est de dire que, ce qu'il faut faire, c'est être flexitarien, c'est-à-dire manger un peu de viande. Si on mange un peu de viande, on a les avantages de manger par ailleurs beaucoup d'aliments d'origine végétale et on n'a pas les inconvénients de la consommation excessive de viande."

Europe 1
Par Grégoire Duhourcau