Ultradroite : la procédure de dissolution de l'association identitaire La Citadelle enclenchée

Le ministère de l'Intérieur a enclenché la procédure de dissolution de l'association La Citadelle.
Le ministère de l'Intérieur a enclenché la procédure de dissolution de l'association La Citadelle. © XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP
  • Copié
avec AFP / Crédit photo : XOSE BOUZAS / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP , modifié à
Comme le révélait Europe 1 ce jeudi, l'association identitaire lilloise La Citadelle va bel et bien être dissoute. La procédure a été enclenchée ce vendredi et intervient quelques jours après la dissolution d'un autre groupuscule d'ultradroite, la Division Martel décidée après une manifestation violente à Romans-sur-Isère.

Comme le révélait Europe 1 ce jeudi, l'association identitaire lilloise La Citadelle s'apprête bel et bien à être dissoute. La procédure a été enclenchée ce vendredi et intervient quelques jours après la dissolution d'un autre groupuscule d'ultradroite, la Division Martel, décidée après une manifestation violente à Romans-sur-Isère, dans la Drôme, en réaction à la mort de Thomas à Crépol.

Aurélien Verhassel, un dirigeant de l'association La Citadelle qui gère le bar lillois du même nom, a indiqué à l'AFP vendredi avoir reçu des documents des autorités. L'association peut maintenant répondre aux griefs des autorités, comme le permet la procédure de dissolution qui obéit aux règles du contradictoire.

Le bar La Citadelle, fermé mi-février par la mairie

"Il n'y a aucun fondement juridique à tout cela", a assuré Aurélien Verhassel, par ailleurs ex-membre du groupe dissous Génération identitaire. Il a annoncé une conférence de presse lundi à Paris en présence de ses avocats. Gérald Darmanin avait déjà demandé - et obtenu - en février l'interdiction d'une soirée polémique au sein de La Citadelle, intitulée "Qu'ils retournent en Afrique", en référence aux propos tenus dans l'hémicycle par le député RN Grégoire de Fournas. Siège de l'ultradroite lilloise, le bar La Citadelle a été fermé mi-février par la mairie, mais la justice administrative l'avait autorisé à rouvrir fin février, estimant que la Ville n'avait pas respecté la procédure adéquate.

 

Après la soirée interdite, le parquet de Lille a ouvert le 13 février une enquête pour "provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l'origine, l'ethnie ou la race". L'établissement, ouvert en 2016, se présente comme un "bar patriote" et une "maison de l'identité". Outre La Citadelle, Les Remparts, implanté à Lyon, est l'autre groupe bientôt visé par une dissolution, selon une autre source proche du dossier.