Santé : un nouveau collectif de soignants réclame un "Ségur 2"

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Le collectif affirme avoir le soutien de plusieurs syndicats de soignants. (Photo d'illustration)
Le collectif affirme avoir le soutien de plusieurs syndicats de soignants. (Photo d'illustration) © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Le collectif Santé en danger souhaite "une réouverture rapide des négociations" pour aboutir à un second Ségur de la Santé "au plus tard à la rentrée". Réuni sur un groupe Facebook, le collectif affirme avoir le soutien de plusieurs syndicats de soignants. 

Déçu par les résultats du Ségur de la santé, le collectif Santé en danger souhaite "une réouverture rapide des négociations" et revendiquait mardi plus de 80.000 membres, ainsi que le soutien d'une douzaine de syndicats de soignants.

Un groupe Facebook de plus de 83.000 personnes...

Lancée fin juillet par le Dr Arnaud Chiche, anesthésiste-réanimateur à Hénin-Beaumont, dans le Pas-de-Calais, cette initiative a rapidement pris de l'ampleur sur Facebook, où le groupe "Collectif santé en danger" dépassait les 83.000 abonnés mardi après-midi. Malgré les annonces en faveur de l'hôpital (8,2 milliards d'euros de revalorisations salariales, 6 milliards pour l'investissement, 15.000 recrutements...) "des corps de métier ont été exclus" et certaines "revendications non satisfaites", estime ce collectif, qui entend "obtenir un Ségur 2 au mois d'août", sinon "dès la rentrée, au plus tard".

... soutenu par plusieurs syndicats

Contacté par l'AFP, Santé en danger a indiqué avoir reçu plusieurs appuis syndicaux, dont celui de Jeunes Médecins, qui a participé aux négociations du "Ségur de la santé" mais n'a pas signé l'accord sur les rémunérations des praticiens hospitaliers. D'autres organisations minoritaires représentant les sages-femmes, kinés, infirmiers, ambulanciers, ou encore les médecins libéraux se sont également jointes à la démarche, de même qu'une poignée de parlementaires d'opposition - communistes, insoumis et républicains. Le collectif affirme aussi bénéficier du soutien de l'ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoit Hamon.