Un directeur d'école prévient : "On va essayer d'accueillir tous les élèves, mais..."

Le retour en classe obligatoire va permettre de soulager des parents épuisés par les trois mois d'école à la maison.
Le retour en classe obligatoire va permettre de soulager des parents épuisés par les trois mois d'école à la maison. © SEBASTIEN BOZON / AFP
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Joanna Chabas, édité par Séverine Mermilliod , modifié à
Les enfants vont reprendre lundi le chemin de l'école avec un protocole sanitaire allégé. "On va essayer d’accueillir tout le monde, mais j’espère qu’il n’y aura pas trop trop d’enfants", reconnaît dimanche sur Europe 1 le directeur d'une école primaire de Cergy-Pontoise, en banlieue parisienne.
REPORTAGE

C'est en quelque sorte une nouvelle rentrée qui se prépare. Les enfants doivent obligatoirement retourner à l'école et au collège lundi, et le protocole sanitaire a été allégé, notamment sur les obligations de distanciation physique. Après avoir tourné en sous-régime avec moins d’élèves, les écoles doivent se préparer à l’arrivée de l’ensemble de leurs effectifs, tout en s’assurant de respecter le protocole sanitaire, allégé en milieu de semaine. 

L'école primaire du Hazay à Cergy-Pontoise, en banlieue parisienne, s'est préparée à accueillir à partir de lundi trois fois plus d'élèves que ces dernières semaines. Europe 1 s'est rendue sur place ce dimanche. 

"On fait au mieux"

Olivier Flipo, directeur de l'école, se retrouve face à un véritable défi. Il a partagé la cour en plusieurs parties, et réduit à 50 centimètres au lieu d'1 mètre la distance entre deux élèves quand ils sont en file indienne. "On va essayer d’accueillir tout le monde, mais j’espère qu’il n’y aura pas trop trop d’enfants", avoue-t-il.

 "Il faut respecter un mètre de distance latérale mais si vous ne pouvez pas le faire, vous faites moins pour optimiser. On ne peut pas garantir que cette distance soit respectée : dans un déplacement en file indienne, on ne peut pas empêcher un enfant de se retourner vers un autre... On fait au mieux." Pour l’aider, il compte donc... sur les élèves ! Il espère que les enfants présents ces derniers temps, et déjà habitués aux gestes barrières, les montreront à leurs camarades.