Recherche d'un premier emploi : l'après coronavirus inquiète les jeunes

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Les jeunes sont inquiets de ne pas réussir à s'insérer dans le marché du travail à cause du coronavirus. Image d'illustration 1:39
Les jeunes sont inquiets de ne pas réussir à s'insérer dans le marché du travail à cause du coronavirus. Image d'illustration © Philippe HUGUEN / AFP
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Le coronavirus a mis un coup d'arrêt à la recherche de stages ou de premiers emplois. La génération qui arrive sur le marché du travail est inquiète que cela lui porte durablement préjudice dans son insertion professionnelle. 

Comment trouver son premier emploi en période de crise sanitaire, alors même que les stages ont pour la plupart été annulés ? C'est la question que se posent de plus en plus de jeunes à la recherche d'un stage ou d'un premier poste. Le coronavirus a provoqué des contractions économiques fortes et a forcé les entreprises a annuler ou reporter les immersions en entreprise. Les étudiants à la recherche d'un stage de fin d'études s'inquiètent d'être laissés de côté.

"Le stage est l'antichambre de l'emploi"

C’est le cas de Kévin, un jeune homme de 25 ans qui termine ses études dans l’hôtellerie. Son stage dans un palace parisien a été interrompu par le confinement. Il comptait dessus pour être embauché. "Comme vous le savez, en général quand on fait un stage, on espère secrètement poursuivre dans le même établissement. Or là, je pense que ça va être un peu difficile."

 "Il faut que j'attende que les choses se tassent. À partir de septembre je pense, je ferai d'autres démarches." Si le jeune homme compte bien persévérer, une certaine inquiétude persiste. "Le stage est l'antichambre de l'emploi, j'étais dans l'antichambre, le stage s'est arrêté, je suis sorti de l'appartement", déplore-t-il.

"Ça peut constituer un atout d'avoir été confronté à ça"

Pour Benoît Serre, vice-président de l'Association nationale des directeurs des ressources humaines, avoir terminé ses études pendant la période du confinement ne sera pas une tache sur le CV des jeunes diplômés. "Si je me retrouve demain avec un jeune comme ça, ça m'intéressera de savoir comment il a géré la période, ce sera l'occasion de parler d'autre chose que de soi ou de ses études."

Le professionnel y voit même une sorte de carte à jouer pour la jeune génération. "Ça peut constituer une sorte d'atout en quelque sorte, d'avoir été confronté comme ça, très jeune, brutalement, à une situation tout à fait inédite." Benoit Serre ajoute qu’il entend de plus en plus d’entreprises qui prévoient d’embaucher à nouveau des alternants ou des apprentis à partir du mois de septembre.

Europe 1
Par Matthieu Bock édité par Guilhem Dedoyard