Île-de-France : "Seul un refus de port de masque sera verbalisé" dans les transports lundi, assure Pécresse

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Valérie Pécresse était l'invitée du Grand Rendez-vous, dimanche sur Europe 1. 2:19
Valérie Pécresse était l'invitée du Grand Rendez-vous, dimanche sur Europe 1. © Europe 1
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Invitée du "Grand Rendez-vous" sur Europe 1 dimanche, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, est revenue sur la stratégie de déconfinement, qui sera mise en place à partir du 11 mai. Voyant la reprise des transports comme un "immense défi", elle a appelé les Franciliens à continuer autant que possible le télétravail, tout en précisant les règles qui s'appliqueront à ceux contraints de se déplacer. 
INTERVIEW

Comment va se dérouler la reprise des transports en commun en Île-de-France ? Alors que l'ensemble des départements de la région sont classés "rouges" sur la carte du déconfinement et que la crainte d'une reprise de l'épidémie de coronavirus est réelle, les RER et les métros circuleront en partie lundi. Invitée du Grand Rendez-vous sur Europe 1, Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, a expliqué dimanche que l'organisation des transports en commun serait un "immense défi". 

Un taux d'occupation des transports limité à 15 %

"Compte tenu de l’épidémie qui continue de faire son œuvre en Île-de-France, le gouvernement a choisi des contraintes maximums", a rappelé Valérie Pécresse à la veille du déconfinement, citant les masques et la distanciation sociale. "Cela veut dire se tenir à un mettre des uns des autres", a-t-elle précisé, expliquant que la situation impose un taux d'occupation des transports de 15 %. Concrètement, il n'y aura "pas plus de 180 personnes au lieu de 700" dans chaque métro, prévient la présidente de la région Île-de-France.

 

Tolérance jusqu'à mercredi pour l'attestation employeur

Ces mesures seront accompagnées de contrôles, mais "seul un refus de port de masque sera verbalisé", dit Valérie Pécresse, qui explique que la région en fournira aux voyageurs. "Sur le masque, il faut verbaliser et il faut verbaliser dès demain". La deuxième obligation, celle d'avoir une attestation employeur pour prendre les transports aux heures de pointes (entre 6h30 et 9 heures et entre 16 heures et 19 heures), ne sera sanctionnée qu'à partir du milieu de la semaine en cas de non-respect, le temps que les entreprises puissent s'organiser. 

 

Si les forces de l'ordre seront mobilisées en renfort pour filtrer l'accès aux gares et contrôler les attestations, Valérie Pécresse ne sait pas encore combien d'agents seront envoyés. "Ça reste l’inconnue de ce déconfinement", reconnaît-elle. Compte-tenu de la situation, elle réitère son appel aux Franciliens à télétravailler autant que possible, car l'accès aux transports se fera en priorité à "ceux qui en ont le plus besoin". 

 

Europe 1
Par Ariel Guez