Coronavirus : 63.109 morts en France, les réanimations en hausse

, modifié à
  • A
  • A
Le nombre de réanimations augmente dans les hôpitaux français.
Le nombre de réanimations augmente dans les hôpitaux français. © AFP
Partagez sur :
Lundi, la France compte 63.109 morts du coronavirus, soit Un conseil de défense se tiendra mardi à l'Elysée, alors que la situation sanitaire se dégrade dans plusieurs régions et que l'hypothèse de reconfinements locaux n'est pas exclue. En parallèle, les dix premiers résidents d'un Ehpad ont été vaccinés en Indre-et-Loire. 
L'ESSENTIEL

D'après le dernier bilan publié sur le site du gouvernement, la France compte lundi 63.109 morts du coronavirus. Tandis que la campagne de vaccination contre le Covid-19 a débuté dimanche, les Français finissent l'année sous la menace d'un possible nouveau confinement, qui pourrait être local selon certains élus. Très inquiétante par endroits, la situation sanitaire motive la tenue d'un conseil de défense mardi. Dans le Grand Est, région particulièrement touchée, un reconfinement local est "une perspective aujourd'hui inéluctable", a jugé le maire (PS) de Nancy Mathieu Klein.

À l'international, la Russie a nettement revue à la hausse son bilan, et près de 26.000 personnes y sont mortes du Covid-19 pour le seul mois de novembre. 

Les principales infos à retenir :

  • La France compte 63.109 morts du coronavirus
  • Un conseil de défense sanitaire doit se tenir mardi à l'Elysée
  • L’hypothèse d’un troisième confinement est ouvertement évoquée par le gouvernement
  • L'hypothèse de reconfinements locaux, notamment dans le Grand Est, est avancée par plusieurs élus 

63.109 morts en France

Le dernier bilan fait état de 63.109 décès liés au coronavirus en France, soit 363 de plus que la veille, selon les chiffres publiés sur le site du gouvernement. Le nombre de patients hospitalisés est en hausse, atteignant 24.678, soit 25 de plus que la veille. Même dynamique du côté des réanimations, où 2.703 patients se trouvent actuellement, soit 44 de plus au cours des dernières 24 heures. 

Un conseil de défense mardi à l'Elysée

Alors que la circulation du virus reste élevée dans le pays, au point que l’hypothèse d’un nouveau confinement est ouvertement évoquée par les autorités, le ministre de la Santé Olivier Véran, dans le JDD, en l’occurrence. L'Elysée a annoncé lundi qu'un conseil de défense se teindrait mardi autour d'Emmanuel Macron. De nouvelles mesures, plus restrictives, pourraient y être décidées. Les autorités appellent à une grande retenue lors du réveillon du 31 décembre, soirée au cours de laquelle le couvre-feu, entre 20h et 6h du matin, est maintenu.

Vers des reconfinements locaux ? 

La situation sanitaire inquiète particulièrement dans trois zones : le Grand Est, la Bourgogne Franche-Comté et les Alpes-Maritimes. Certains élus locaux plaident en tout cas pour un nouveau serrage de vis. Dans le Grand Est, région particulièrement touchée, un reconfinement local est "une perspective aujourd'hui inéluctable", a jugé le maire (PS) de Nancy, Mathieu Klein, tout en laissant à l'Etat le soin d'en fixer le périmètre, qui pourrait selon lui être la région ou la métropole.

Sur les sept derniers jours, on a détecté en moyenne 12.000 nouveaux cas quotidiens de contamination en France, loin de l'objectif des 5.000 fixé par le gouvernement. Si on rapporte les cas à la population, l'Est du pays est particulièrement touché, à commencer par la région Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté ou le département des Alpes-Maritimes. Lisez ici notre article sur les pistes étudiées par le gouvernement

La réticence de nombreux Français 

La campagne de vaccination, débutée symboliquement dimanche, s'est poursuivie timidement ce lundi. Mais pour qu'elle soit efficace, il faudra vaincre les réticences des Français. Emmanuel Macron, rappelant sur Twitter que le vaccin était gratuit et non obligatoire dans son pays, a espéré que "la raison et la science (allaient) nous guider", alors que la majorité des Français (56%) n'envisagent pas de se faire vacciner contre le Covid-19, selon un sondage.

Face à la réticence d'une grande partie des Français, certains donnent l'exemple. C'est le cas de ce médecin gériatre de l'Ehpad Champmaillot, à Dijon. "J'apprécie, en toute immodestie, d'être effectivement un symbole. Pour moi, c'était extrêmement important d'envoyer un message fort, exemplaire dirais-je, pour protéger les patients", explique le Dr Pierre Jouanny lundi sur Europe 1. Ecoutez son témoignage en intégralité ici. 

La défiance des Français vis-à-vis des vaccins explique également la lenteur avec laquelle a démarré cette campagne par rapport à d'autres pays européens. Il faudra attendre encore plusieurs semaines avant que la première phase de la vaccination, qui s'adresse aux résidents en Ehpad et à une partie du personnel soignant, ne devienne massive, notamment parce que la France a choisi de recueillir le consentement des patients. Il s'agit en effet de ne pas braquer l'opinion contre le vaccin, en donnant l'impression de l'injecter à la chaîne.

Légère hausse du chômage en novembre

Par ailleurs, le nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A (sans activité) a enregistré une hausse de 0,9% en novembre, soit 34.400 inscrits supplémentaires, pour s'établir à 3,828 millions, selon les chiffres de la Dares publiés lundi. Cette hausse intervient après six mois consécutifs de baisse, qui s'expliquait avant tout par des bascules de chômeurs ayant repris une activité réduite.

Russie : près de 26.000 morts liées au Covid en novembre, 186.000 depuis janvier

Le gouvernement russe a admis lundi quelque 186.000 décès dus au Covid-19 cette année, un bilan largement supérieur au décompte officiel et qui fait de la Russie l'un des pays les plus endeuillés au monde.
L'office des statistiques Rosstat fait état d'un excès de mortalité entre janvier et novembre de 229.700 personnes, en hausse de 13,8% par rapport à la même période de 2019. Ces chiffres placent la Russie au 3e rang mondial, derrière les Etats-Unis (plus de 330.000 morts) et le Brésil (plus de 190.000).

Selon Rosstat, au cours du seul mois de novembre, 25.788 personnes sont mortes à la suite d'une contamination au nouveau coronavirus. C'est la première fois que l'office publie des chiffres mensuels détaillés, sans donner ces détails pour les mois précédents. Les autorités russes ont néanmoins rejeté l'idée de tout nouveau confinement national, après celui du printemps, afin de préserver l'économie, se jugeant bien préparées et tablant sur l'efficacité de son vaccin, le Spoutnik-V, qui a été déployé début décembre.

Plus de 80 millions de contaminations

La pandémie du nouveau coronavirus a fait au moins 1.765.049 morts dans le monde depuis que le bureau de l'OMS en Chine a fait état de l'apparition de la maladie fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles lundi. Plus de 80.686.630 cas d'infection ont été officiellement diagnostiqués depuis le début de l'épidémie, dont au moins 50.834.100 sont aujourd'hui considérés comme guéris.

L'Espagne a officiellement franchi lundi la barre des 50.000 morts du Covid-19 depuis le début de l'épidémie, selon le nouveau bilan annoncé par le ministère de la Santé. Avec 50.122 décès, soit 298 de plus que lors du dernier communiqué du ministère publié jeudi dernier, l'Espagne est le quatrième pays le plus endeuillé en Europe occidentale, derrière l'Italie, le Royaume-Uni et la France, et le dixième dans le monde.

Les pays qui ont enregistré le plus de nouveaux décès dans leurs derniers bilans sont les États-Unis avec 1.329 nouveaux morts, la Russie (487) et le Mexique (400). Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts que de cas, avec 333.140 décès pour 19.136.589 cas recensés, selon le comptage de l'université Johns Hopkins.