Covid-19 : les Toulousains entre détente et inquiétudes avant les fêtes

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Les Toulousains sont indécis sur l'attitude à adopter pour les fêtes. 1:32
Les Toulousains sont indécis sur l'attitude à adopter pour les fêtes. © GEORGES GOBET / AFP
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Les vacances commencent mais les Français n'ont pas tous le cœur à la fête. À Toulouse, l'envie de relâcher la pression pendant les fêtes le dispute à l'importance de protéger les plus vulnérables face au coronavirus. Chacun réfléchit à la manière dont il va s'organiser pour limiter les risques.
REPORTAGE

L'école est finie et les vacances de Noël commencent ce vendredi soir dans toute la France. Avec elles, les grands départs. Et ces mouvements de population des jours à venir pourraient favoriser la circulation du coronavirus, même si les Français seront deux fois moins nombreux que les autres années à partir. Ceux qui aimeraient rejoindre leur famille d'ici au 24 décembre réfléchissent à la manière de prendre le moins de risque possible pour ne pas contaminer de personnes fragiles tout en profitant des fêtes pour souffler, comme Europe 1 a pu le constater dans les rues de Toulouse.

"C'est une parenthèse"

Pour beaucoup, la sortie de l'école est un soulagement puisque c'est le signal d'un retour en famille et d'un moment de détente. "C'est les vacances. On va avoir des cadeaux à Noël", se réjouit la petite Sarah. "Et surtout on va voir papy et mamie", rajoute sa maman, Céline. Pour la mère et la fille, le remède à la morosité ambiante sera de chanter pendant les vacances. "On va chanter faux mais on va chanter, faire des karaokés, chanter des chants de Noël et ça va faire du bien. On va aussi faire un bon repas. C'est une parenthèse pour oublier un peu ce climat très tendu qui stresse tout le monde."

Pour d'autres, l'heure est moins à la fête. Certains envisagent de rester confinés par peur de transmettre le Covid quand d'autres, comme Samir, cherchent l'alternative la moins risquée. "Je suis déjà confiné, je suis restaurateur, je ne travaille pas donc je n'ai eu des contacts qu'avec mes enfants. Je ne croise personne", explique-t-il. Mais cela ne suffit pas à totalement le rassurer. Il va donc se faire "tester la semaine prochaine, quelques jours avant de partir" chez ses parents dans les Pyrénées et passer les fêtes avec l'esprit un peu plus tranquille. 

Europe 1
Par Benjamin Peter édité par Guilhem Dedoyard