Covid-19 à l'école : les annonces de Blanquer ne rassurent pas les enseignants

  • A
  • A
De nombreux professeurs réclament la fermeture des écoles. 1:36
De nombreux professeurs réclament la fermeture des écoles. © ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Partagez sur :
Face à l'augmentation des cas de Covid-19 dans les écoles, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé un renforcement du protocole sanitaire. Mais ces nouvelles mesures pourraient tout de même s'avérer insuffisantes, selon les épidémiologistes et une partie des enseignants. 

Renforcé, le protocole sanitaire dans les écoles sera-t-il suffisant pour rassurer les parents et les enseignants ? Au sein des établissements, où de plus en plus de cas de Covid-19 sont recensés, de nombreuses voix s'élèvent pour réclamer la fermeture des écoles. Une option qu'écarte toujours l'exécutif, Emmanuel Macron la qualifiant de "dernier recours" dans les colonnes du Journal du dimanche.

En attendant, le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé qu'un seul cas dans une classe entraînerait désormais sa fermeture dans les 19 départements concernés par le reconfinement régional. Mais ces annonces sont insuffisantes, selon les enseignants et épidémiologistes rencontrés par Europe 1. 

Le SNUipp menace de faire grève

Pour l'épidémiologiste Dominique Costagliola, la situation est intenable. "Comment on fait pour maintenir les classes dans les écoles où il n'y a plus d'enseignants ? Comment on fait pour maintenir la cantine alors qu'un quart des personnels sont positifs ou cas contact ?", interroge-t-elle. "C'est bien gentil de dire qu'on va vouloir maintenir les écoles, mais on ne peut pas faire ça sans personnel."

Ce constat est partagé par le SNUipp, le principal syndicat du primaire, qui menace depuis jeudi de faire grève en Île-de-France. Le SNES, syndicat majoritaire dans le secondaire, juge lui les mesures prises par le ministre insuffisantes à ce stade, et notamment pour le collège, qui ne passe pas en demi-jauge. En Seine-Saint-Denis, des enseignants du second degré ont d'ailleurs exercé cette semaine leur droit de retrait. Seul le SE-UNSA salue les mesures, tout en regrettant qu'elles soient trop tardives et limitées au seul département. 

Europe 1
Par Virginie Riva, édité par Antoine Terrel