Coronavirus : "Si ça recommence, le confinement n'est pas la solution", estime Ségolène Royal

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Ségolène Royal était l'invitée du "Grand Rendez-vous" sur Europe 1. 1:59
Ségolène Royal était l'invitée du "Grand Rendez-vous" sur Europe 1. © Europe 1
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Invitée du "Grand Rendez-vous" sur Europe 1, Ségolène Royal, ancienne ministre de l'Environnement et ex-ambassadrice pour les pôles est revenue sur la pandémie de coronavirus.  Interrogée sur la méthode à employer en cas de seconde vague, elle explique qu'il ne faudra pas se reconfiner, parce que "la situation économique ne s’en remettrait pas"
INTERVIEW

Alors que la France va passer en phase 2 du déconfinement et que les Français retrouvent leur liberté, de nombreux scientifiques s'inquiètent sur le risque d'un retour de l'épidémie de coronavirus. Interrogée sur ce sujet lors du Grand Rendez-vous sur Europe 1, Ségolène Royal a affirmé qu'il ne fallait pas que le gouvernement décrète un nouveau confinement. "Ce n’est impérativement pas la solution". Selon l'ancienne ministre de l'Environnement, "la situation économique ne s’en remettrait pas".

"Il ne faut pas oublier les chantiers devant nous"

Ségolène Royal appelle donc à anticiper en "tirant les leçons de ce qui vient de se passer", en n'oubliant pas "les failles, les erreurs, le manque d’anticipation et le manque d’équipements" pour que si une épidémie devait à nouveau survenir, "nous soyons prêts".

"Si nous avions été prêts, il n’y aurait pas eu de confinement" en mars

L'ancienne ambassadrice pour les pôles le reconnaît : la France n'est pas en état de faire face à une seconde vague sans reconfinement. "Donc il ne faut pas oublier les chantiers devant nous", dit Ségolène Royal, citant notamment l'augmentation du nombre de lits dans les hôpitaux, la capacité de protection du personnel soignant et de la population, et les systèmes de dépistage. "Pour que dès qu’un nouveau virus surgisse, nous soyons prêts", justifie-t-elle à nouveau.

"Et si nous avions été prêts, il n’y aurait pas eu de confinement" en mars, glisse Ségolène Royal. "Il n'y aurait pas eu tous ces dégâts psychologiques, humains et économiques, conclut-elle. 

Europe 1
Par Ariel Guez